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13 juillet 2015

De Roularta à Drahi-Laufer : revue de presse

"[...] Les syndicalistes

Soulagement au siège de SFR : on peut de nouveau se rendre aux toilettes sans crainte. «Pendant plusieurs semaines, nous n'avions plus de papier, car la direction avait réduit la fréquence de passage des femmes de ménage», soupire un cadre. Pour chasser les coûts, Drahi s'y entend. Alors que 120 cadres pouvaient engager des dépenses supérieures à 100.000 euros, ils ne sont plus que trois à les valider au-delà de 10.000. Plus de 200 salariés, dont une cinquantaine de directeurs, ont été remerciés. «Ils ont détruit la superbe machine commerciale de SFR et vont en payer le prix», alerte un ancien dirigeant de la maison.

Les syndicalistes sont encore plus remontés. «Au service informatique, c'est le chaos», dénonce Damien Bornerand, pour la CGT. «Ces départs désorganisent les services, et comme tout est centralisé, les décisions prennent paradoxalement plus de temps», précise Jacques Defrance, le président de Smile, un syndicat interne créé en 2014 par des anciens de la CFE-CGC. Plus grave, ce management développerait des risques psychosociaux, comme le montrent les milliers de témoignages laissés par les employés sur le site Axone, créé par Smile. Une médecin du travail de SFR Business Team, à Meudon, a d'ailleurs écrit à la direction un mail que nous avons pu consulter. Elle y dénonce une hausse de l'anxiété, des troubles du sommeil et de la consommation d'anxiolytiques.

Sans atteindre ce niveau, la tension monte également à «L'Express», racheté par Patrick Drahi en février. Son bras droit, Marc Laufer, a accentué les réductions de coûts : retour de l'aéroport en RER plutôt qu'en taxi, moins de déjeuners pour le service politique, baisse du budget photo... Drahi et Laufer, dont Eric Marquis (Syndicat national des journalistes) dénonce «l'absence de stratégie», auraient même l'ambition de supprimer à terme 70 cartes de presse."

Voir aussi "L'Express sanctionné deux fois. Les avertissements d'Eric Marquis annulés".