Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

20 novembre 2014

Cotisations sociales : attention danger

Journalistes, ne vous laissez pas abattre !

Sans en préciser l’exacte portée et le réel danger, la direction du Groupe Express demande aux journalistes d’opter, avant le 31 décembre prochain, pour ou contre un abattement sur leurs cotisations sociales.

La direction a intérêt à ce que vous choisissiez l’abattement car dans ce cas elle en fait autant sur les cotisations patronales.



Le SNJ vous recommande de refuser l’abattement

Si vous acceptez l’abattement, vous aurez demain des couvertures maladie et retraite gravement amputées



En cotisant à la Sécurité sociale à 100 %

,
vous protégez vos droits

Lire ici Cotisations sociales : attention danger (2013), Cotisations sociales : attention danger (2012).

Pour en savoir plus, voir sur le site du SNJ Une déduction déconseillée par le SNJ, Les cotisations à la Sécurité Sociale.

15 novembre 2013

Cotisations sociales : attention danger

Cotisations sociales : attention danger

Journalistes, ne vous laissez pas abattre !

Sans en préciser l’exacte portée et le réel danger, la direction du Groupe Express demande aux journalistes d’opter, avant le 31 décembre prochain, pour ou contre un abattement sur leurs cotisations sociales.

La direction a intérêt à ce que vous choisissiez l’abattement car dans ce cas elle en fait autant sur les cotisations patronales.



Le SNJ vous recommande de refuser l’abattement



  • Tout d’abord, ce que la direction se garde bien de préciser, c’est que des cotisations diminuées entraînent des prestations et pensions diminuées.
  • Au surplus, le Groupe Express Roularta applique l’abattement de façon extensif sur les retraites complémentaires contrairement à la réglementation et aux pratiques de la quasi-totalité des autres entreprises de presse.



Ainsi, si vous acceptez l’abattement, vous aurez demain des couvertures maladie et retraite gravement amputées



En cotisant à la Sécurité sociale à 100 %

,
vous protégez vos droits


PS. L’abattement social n’a rien à voir avec l’allocation fiscale annuelle de 7650 euros.

Pour en savoir plus : voir sur le site Internet du SNJ la rubrique « Cotisations sociales ».

20 novembre 2012

Cotisations Sociales : attention danger !

Cotisations Sociales : attention danger !

Journalistes, ne vous laissez pas abattre !

Sans en préciser l’exacte portée et le réel danger, la direction du Groupe Express demande aux journalistes d’opter, avant le 31 décembre prochain, pour ou contre un abattement sur leurs cotisations sociales.

La direction a intérêt à ce que vous choisissiez l’abattement car dans ce cas elle en fait autant sur les cotisations patronales.



Le SNJ vous recommande de refuser l’abattement



Tout d’abord, ce que la direction se garde bien de préciser, c’est que des cotisations diminuées entraînent des prestations et pensions diminuées.

Au surplus, le Groupe Express Roularta applique l’abattement de façon extensif sur les retraites complémentaires contrairement à la réglementation et aux pratiques de la quasi-totalité des autres entreprises de presse.

La direction écrit que

l’abattement est appliqué sur les bases de cotisations URSSAF ET retraites

FAUX : la réglementation porte sur certaines cotisations Sécurité sociale (Urssaf)  plus  la cotisation logement (FNAL) et le versement transport

l'option s'exerce à la fois pour les cotisations d'assurance maladie et de retraite et qu'il n'est pas possible de dissocier les deux

FAUX

1) Face au déficit de la Sécurité sociale, les cotisations maladie abattues sont dans le collimateur de plusieurs caisses,

2) la dissociation avec la retraite Sécurité sociale est admise par les deux autres régimes dits complémentaires gérés par l’Agirc et l’Arrco.



Ainsi, si vous acceptez l’abattement, vous aurez demain des couvertures maladie et retraite gravement amputées



La direction met en avant l’accord de 2004, texte très flou, signé par tous les syndicats à l’époque, sur la base d’informations erronées de la direction. Or, pendant trois ans, la direction a appliqué l’abattement sans demander leur avis aux salariés. Ces sommes « économisées » doivent être remboursées !

C’est parce que le SNJ a tiré la sonnette d’alarme que la direction a mis en place la consultation annuelle des salariés concernés.

Elle a aussi signé avec la CFDT et la CGT un accord sur une retraite par capitalisation » confiant de la sorte l’avenir de ces pensions à une banque !

Le SNJ, FO et la CFTC ne l’ont pas signé.

Le SNJ défend la retraite par répartition, garantie par l’Etat et gérée paritairement (salariés-employeurs), où chacun cotise pour tous, et qui permet de bénéficier de points retraite pendant les périodes de chômage.


La capitalisation, c’est le chacun pour soi. Au surplus la récente crise financière a mis en lumière que la retraite par capitalisation revient à jouer sa retraite dans une bourse en sérieux déclin
 !

Les journalistes n’ont rien à gagner avec la capitalisation, à l’inverse de la direction qui continuera à réaliser des « économies » sur la masse salariale.

En cotisant à la Sécurité sociale à 100 %

  vous protègez vos droits

Pour en savoir plus : voir sur le site Internet du SNJ la rubrique « Cotisations sociales ».

 

PS. L’abattement social n’a rien à voir avec l’allocation fiscale annuelle de 7650 euros.

Lire sur ce blog Cotisations : Journalistes, ne vous laissez pas abattre !

07 décembre 2010

Cotisations : Journalistes, ne vous laissez pas abattre !

 

La direction demande aux journalistes d’opter avant le 31 décembre pour ou contre un abattement sur leurs cotisations sociales.

Comme l'année dernière, le SNJ vous recommande de refuser l’abattement.

Lire Journalistes, ne vous laissez pas abattre !

19:17 Publié dans Tract | Tags : retraite, cotisations sociales

02 décembre 2009

Cotisations : Journalistes, ne vous laissez pas abattre !

La direction demande aux journalistes d’opter avant le 15 décembre pour ou contre un abattement sur leurs cotisations sociales.

La direction a intérêt à ce que vous choisissiez l’abattement car dans ce cas elle en fait autant sur sa part de cotisations.

Le SNJ vous recommande de refuser l’abattement

Ce que la direction se garde bien de préciser, c’est que des cotisations diminuées signifient aussi des prestations diminuées.

D’autant que le Groupe Express Roularta applique l’abattement de façon extensive sur plusieurs couvertures (retraites, maladie…), contrairement à ce que prévoit la réglementation et à ce que font la quasi-totalité des autres entreprises de presse.

La direction écrit que

- l’abattement est appliqué sur « les bases de cotisations URSSAF et retraites »
FAUX : seules certaines cotisations Urssaf devraient être concernées, pas tous les régimes ;

- « l'option s'exerce à la fois pour les cotisations d'assurance maladie et de retraite et qu'il n'est pas possible de dissocier les 2 »
FAUX : la cotisation maladie ne devrait pas être abattue, la dissociation est admise par l’Agirc et l’Arrco.

Si vous acceptez l’abattement, vous aurez des couvertures retraite et maladie amputées.

La direction met en avant l’accord de 2004, texte très flou, signé par tous les syndicats présents à l’époque, dont le SNJ sur la base d’informations erronées de la direction.

Or, pendant trois ans, la direction a appliqué l’abattement sans demander leur avis aux salariés concernés. Ces sommes « économisées » par la direction doivent être remboursées !

C’est parce que le SNJ a tiré la sonnette d’alarme que la direction a mis en place la consultation annuelle des salariés concernés. Elle a aussi signé avec la CFDT et la CGT un accord sur une « retraite par capitalisation » (contrat « article 83 ») confiant l’avenir à une banque.

Le SNJ, FO et la CFTC ne l’ont pas signé.

Le SNJ défend la retraite par répartition, garantie par l’Etat et géré paritairement (salariés-employeurs), où chacun cotise pour tous, et qui permet de bénéficier de points de retraite pendant les périodes de chômage et de maladie.
Tandis que la capitalisation, c’est le chacun pour soi. Et encore : la récente crise financière a rappelé que la retraite par capitalisation revient à jouer sa retraite en bourse.

Les journalistes n’ont rien à gagner avec la capitalisation, à l’inverse de la direction qui continuera à réaliser des « économies » sur la masse salariale.

Choisissez de cotiser à 100 %

Pour en savoir plus : voir sur le site Internet du SNJ la rubrique « Cotisations et retraites »

Précision. Cet abattement n’a rien à voir avec l’allocation pour frais d’emploi de 7650 euros (dite « abattement fiscal ») dont les journalistes bénéficient au niveau des impôts.

22:42 Publié dans Tract | Tags : retraite, cotisations sociales

28 février 2008

Retraites complémentaires : pourquoi le SNJ ne signera pas

Le 6 mars prochain, lors du comité d’entreprise extraordinaire consacré au projet de retraites complémentaires par capitalisation des journalistes, le SNJ rendra un avis négatif. Cette réunion a été convoquée à la suite du CE du 22 février, où l’ordre du jour prévoyait l’ouverture d’une information-consultation, aussitôt suivie d’une demande d’avis des élus. Un simulacre de consultation contre lequel le SNJ a vivement protesté. D’autant que les 84 pages de documents n’avaient été transmis aux délégués que 48 heures avant la réunion.

Un changement opaque. Depuis trois ans, la direction n’a jamais communiqué sur la retraite par capitalisation. Et ce n’est pas à la lecture des procès-verbaux des CE que les salariés auront pu saisir les enjeux de cette question, dont le SNJ a été le seul à rendre compte. La direction aurait dû consulter les journalistes, par exemple au moyen d’un référendum, s’agissant d’un changement majeur les concernant, et eux seuls.

Une logique individualiste. Le SNJ rendra un avis négatif parce que dire oui à un système d’assurance privée, c’est choisir de cotiser pour soi, au lieu de cotiser au bénéfice de tous. A l’inverse de cette logique individualiste, le SNJ défend le régime par répartition, collectif, garanti par l’Etat et géré paritairement qui permet, en outre, de bénéficier de points de retraite pendant les périodes de chômage et de maladie, et favorise la solidarité entre les générations.

Des garanties dérisoires. La direction voudrait transformer les cotisants en « rentiers ». Elle a beau vanter le « capital garanti » – ce qui est la moindre des choses –, la garantie de l’Etat sur le système par répartition est plus sûre que celle, par exemple, d’une banque comme la Société générale qui a récemment frôlé la faillite. Quant aux gains supplémentaires promis, ils ne bénéficieront qu’aux journalistes effectuant toute leur carrière dans le groupe, ce qui est de plus en plus rare dans une profession où la précarité et la mobilité sont la règle. Et on voit mal l’intérêt de la capitalisation pour les débutants et pour les journalistes proches de la retraite, car le système d’épargne privée ne rapporte vraiment que sur le long terme.

Un choix risqué. De plus, la capitalisation est loin d’être pérenne : le contrat peut être dénoncé à tout moment par la direction ou les syndicats signataires. Une résiliation peut survenir en cas de changement d’actionnaire ou de cession.

Une capitalisation forcée. Enfin, la direction présente le recours à la capitalisation comme incontournable en raison de l’unification des cotisations sociales. En réalité, les caisses de retraites complémentaires (l’Arcco et l’Agirc) acceptent la double cotisation, et les organisations patronales la recommandent. Dans la quasi-totalité des entreprises de presse, les cotisations de retraite de la Sécurité sociale sont calculées sur 70 % du salaire – si les journalistes en sont chaque année d’accord –, et celles des retraites complémentaires sur la totalité de la rémunération.

Les journalistes n’ont rien à gagner avec la capitalisation, à l’inverse de GER qui continuera à réaliser des « économies » sur la masse salariale. On peut faire le pari que cette épargne obligatoire n’empêchera pas pour autant la politique d’austérité salariale et d’ajustement des effectifs de se poursuivre de plus belle...



Trois ans à rattraper

Depuis 2005, les journalistes de GER n’ont pas pu choisir de cotiser à 70 % ou à 100 % du salaire pour leur retraite, un choix individuel prévu par la loi, modifiable chaque année. La direction nous doit donc 3 ans de cotisations, une période où les journalistes n’ont pas cotisé à 100 % pour leurs pensions. Le SNJ soutiendra les salariés qui demanderont réparation de ce préjudice.


------

Des réunions de DP sur la touche

En juin 2006, comme le demandait le SNJ, et conformément à la loi, les réunions de délégués du personnel sont devenues mensuelles et autonomes par rapport à celles du comité d’entreprise. Revirement lors du CE de novembre 2007, la direction annonce qu’elle convoquera la réunion des DP à la suite de celle du CE, pour éviter que les questions posées soient « redondantes avec les points abordés en CHSCT et en CE ». Autre raison invoquée : « Pratiquement aucune question » ne concernerait des cas individuels. En réalité, nous en avons compté 44 en deux ans. De plus, le champ d’intervention des DP s’étend aussi aux conditions de travail. Une convocation oubliée, des réponses transmises hors délai, et des questions restées sans réponse : les nouvelles réunions de DP, le 31 janvier, ont commencé par une entrave dont le SNJ a saisi l’inspection du travail.

La prime d’ancienneté menacée

La direction ne cesse de se plaindre du coût de la prime d’ancienneté de 3 %, versée tous les 3 ans. Le coup d’envoi de sa démolition par son annualisation et son intégration dans la négociation sur les augmentations collectives a été lancé lors du CE du 31 janvier (voir le compte-rendu). Le SNJ s’opposera à sa disparition. Il rappelle que les primes d’ancienneté prévues par les conventions collectives ne peuvent être démantelées par des négociations d’entreprise.

Intéressement piégé

Un intéressement devrait nous être versé au titre de 2007. Même si nous n’avons pas signé cet accord, nous n’allons pas snober cette prime, surtout au moment où les salaires font du surplace. Toutefois, rappelons le déséquilibre entre les bénéfices distribués à l’actionnaire (95 %, même s’ils retombent à 45 % après impôt, frais divers et provisions), et les 5 % allant aux salariés. Une prime dont la logique, poussée à bout, est inquiétante : pour améliorer la rentabilité, et donc l’intéressement, nous devrions nous féliciter des suppressions de postes et applaudir à l’austérité salariale...

 

Retraite complementaire SNJ 26-02-08.pdf

08 décembre 2007

La capitalisation, c'est non ! Oui à des retraites à 100 %

Retraites des journalistes

La capitalisation, c'est non ! Oui à des retraites à 100 %

Lors du comité d’entreprise du 22 novembre dernier, les élus du SNJ ont à nouveau manifesté leur opposition au projet de retraites complémentaires par capitalisation proposé par la direction. A nos questions sur le remboursement des sommes « économisées » pendant trois ans – au cours desquels GEE a cotisé pour nos retraites sur 70 % de notre salaire au lieu de 100 % – la direction a répondu par une fin de non-recevoir.

Selon nos calculs, un salarié percevant 4 301 euros par mois (le salaire médian 2006 d’un journaliste homme à GEE) a « économisé » 55,44 euros par mois, soit 2 162,16 euros de cotisation sur trois ans. Evidemment, ce « gain » en salaire se paie par une retraite amputée. D’autant que l’entreprise a « économisé » 89,65 euros de cotisation mensuelle destinée à ces retraites complémentaires, soit 3 496,35 euros de moins en trois ans. En 2005, cette « économie » au détriment des journalistes a même permis de financer la « prime Villepin » de 700 euros, qui a bénéficié... à l’ensemble des salariés ! L’économie de la direction sur les cotisations patronales non versées s’élèverait au minimum à 300 000 euros annuels, soit à au moins 900 000 euros depuis 2005 !

La direction reconnaît implicitement avoir fait fausse route trois années durant : elle propose le retour aux cotisations sur 100 % du salaire au 1er janvier 2008... sauf que GEE, au lieu de revenir au régime par répartition, entend s’aventurer dans la capitalisation, un dispositif obligatoire pour tous, opaque et inégalitaire.

Capitaliser, c’est cotiser pour soi, contrairement à la répartition – un régime solidaire auquel nous tenons – où tout le monde cotise pour tout le monde, et où les actifs cotisent pour les retraités. Le SNJ refuse d’entrer dans cette logique du « chacun pour soi ».

 

Chaque journaliste doit pouvoir choisir

Depuis une circulaire du 7 janvier 2003, les journalistes peuvent choisir de cotiser à la retraite de la sécurité sociale sur la totalité de leur rémunération brute. Au sein de GEE, et pour 2003, les syndicats ont signé un accord donnant la possibilité aux journalistes de cotiser à 100 %.

Depuis cette date, la direction aurait dû consulter chacun d’entre nous tous les ans sur cette question, ce qui n’a pas été fait. Pourtant la réglementation précise que cette consultation est obligatoire.

Aussi, le SNJ demande qu’une attestation annuelle soit envoyée à chaque journaliste qui choisira des cotisations sociales abattues ou non pour cette retraite de base à la sécurité sociale.

Le choix du SNJ est clair : cotiser sur 100 % du salaire à quelque régime que ce soit (sécurité sociale ou complémentaire) est un investissement pour l’avenir.

Défendre sa retraite intégrale, et soutenir le régime par répartition, c’est choisir de cotiser à 100 %.

 

Le passif accumulé en trois ans et la perspective de ces retraites capitalisées (souscrites sur la base d’un contrat de type article 83) soulèvent de nombreuses questions que nous poserons à la direction lors de la prochaine séance de négociation sur les retraites.

• Sur la base d’estimations inexactes fournies par l’entreprise, les délégués syndicaux avaient donné leur accord sur l’abattement des cotisations de retraite complémentaire des journalistes pour l’année 2005. La décision aurait dû être individuelle pour les années suivantes. Pourquoi la direction n’a-telle pas procédé à une consultation des journalistes en 2006 et en 2007 ? Qu’attend-elle pour les consulter avant le 1er janvier 2008 ?

• Quel est le montant des sommes que l’entreprise n’a pas versées aux caisses de retraites complémentaires en 2005, 2006 et 2007, sur les parts salariés et patronale ?

• Pourquoi la direction ne propose-t-elle pas le rattrapage des trois ans de cotisations perdues en les prélevant mensuellement sur plusieurs années, de façon à les rendre « indolores » pour les journalistes comme pour l’entreprise ?

• Que compte faire la direction concernant les cotisations impayées des salariés ayant quitté GEE depuis 2005, en particulier les personnes proches de la retraite ? Comment seront dédommagés les CDD ?

• Concernant le projet de capitalisation, pourquoi obliger l’ensemble des journalistes à souscrire une épargne privée sans les informer ni les consulter alors que souscrire une assurance-vie ou un plan d’épargne entreprise est de l’ordre de la décision individuelle ?

• Un contrat de type 83, collectif et obligatoire, étant résiliable à tout moment par la direction ou par les syndicats signataires, comment ce système d’épargne privée peut-il être pérenne ? Qu’adviendra-t-il en cas de changement d’actionnaire, de cession d’un ou de plusieurs titres de GEE, ou en cas de revirement de la direction ou des syndicats ?

• Qui réglera la part patronale de ces cotisations pendant les périodes de chômage ou de maladie, alors que, dans le cadre de la répartition, le salarié bénéficie de points de retraites gratuits ?

• La direction affirme que le montant des cotisations capitalisées sera moitié moins élevé que celui prélevé dans le cadre de la répartition.
Lors de la dernière séance de négociation, elle l’estimait à 40 euros par mois, soit beaucoup plus que les 28 euros qu’elle évoquait jusqu’alors. Qu’en est-il du montant exact de ces cotisations ?

• Le système par capitalisation ne compenserait pas les pertes de retraite de 20 salariés, pour des montants allant de 10 à 174 euros par an.
Les bases de calcul de la direction sont-elles fiables ? Selon quels critères précis tel salarié plutôt que tel autre fait-il partie des « perdants » ?

• Tandis que dans le cadre de la répartition, un CDD cotise dès sa première heure de travail, pourquoi devrait-il attendre 6 mois d’ancienneté pour cotiser à sa complémentaire, dans le cadre de la capitalisation ? Pourquoi une telle inégalité de traitement par rapport aux CDI ?

 

 

Une exception nommée GEE

Chaque année les entreprises doivent adresser à la Caisse régionale d’assurance-maladie (Cram) une déclaration automatique des données sociales (DADS). Depuis 2005, cette déclaration tend à unifier les régimes de cotisations. Les entreprises de presse procédant à un abattement de 30 % sur certaines cotisations sociales à la sécurité sociale – sous réserve d’avoir consulté les journalistes – il aurait été logique qu’elles réduisent aussi les cotisations de retraite complémentaires, calculées sur 100 % du salaire. C’est justement ce que GEE a mis en application pour le plus grand désavantage des journalistes. Pourtant, dès 2005, les organisations patronales de la presse ont invité leurs adhérents à refuser cette unification et à maintenir le statu quo de déclarations séparées (70 % pour certaines cotisations sociales à la sécurité sociale ; 100 % pour les retraites complémentaires). Mieux : l’Agirc et l’Arcco, les organismes centralisateurs de nos retraites, ont exclu la presse de cette unification des cotisations. La quasi-totalité des entreprises de presse calculent leurs cotisations de retraite complémentaire sur 100 % du salaire. Qu’attend GEE pour faire de même ?

 

Dites non à la capitalisation.
Choisissez de cotiser à 100 % de votre salaire.
Réclamez le paiement des années perdues.

 

La capitalisation, c'est non ! SNJ 7-12-2007.pdf

11:43 Publié dans Tract | Tags : retraite, négociation, salaires, pee, cdd, cotisations sociales

22 novembre 2007

Oui à une pension à 100 % et au choix individuel

Retraites complémentaires des journalistes

Depuis trois ans, la rémunération des journalistes de GEE a été revalorisée d’environ 60 euros par mois. Cette vraie-fausse hausse n’est pas due aux largesses de la direction, mais à sa pingrerie : celle-ci pratique depuis début 2005 un abattement de 30 % sur les retraites complémentaires des journalistes. Elle cotise à 70 % au lieu de 100 %, à l’inverse de ce qui se pratique dans l’écrasante majorité des entreprises de presse.

Résultat : le groupe cotise moins et les journalistes aussi. Mais à leur désavantage, puisque leurs retraites complémentaires ont été amputées (voir encadré). En revanche, la direction a fait une sérieuse économie sur la masse salariale. Ces gains ont d’ailleurs permis de financer la fameuse prime Villepin de 700 euros attribuée à tous les salariés de GEE en 2006, un accord que le SNJ n’avait pas signé.

Trois ans de perdus

La soi-disant « économie » de 60 euros par mois réalisée par chaque journaliste équivaut à une perte d’environ 90 euros de retraite complémentaire par mois, soit, depuis 2005, 3 510 euros de pension perdus. Dans l’hypothèse d’un départ à la retraite à 60 ans*, avec vingt-cinq ans d’espérance de vie, cotiser à 100 % rapporte 29 250 euros de pension supplémentaires. D’où son intérêt évident pour les journalistes.
*La convention collective des journalistes fixe l’âge de la retraite à 65 ans

Capitalisation à hauts risques

Refusant de revenir au système par répartition – qui régit le système français et dont la direction n’est pas seule à décider – l’employeur propose, dans le cadre de négociations avec les syndicats, d’instituer un système de retraite complémentaire par capitalisation avec une obligation d’épargne privée pour tous les journalistes.

La direction affirme que la capitalisation reviendra moins cher pour une retraite équivalente, voire parfois supérieure. Elle a beau argumenter sur l’avenir incertain des régimes par répartition, cet avenir est en tout cas moins risqué que les belles promesses de la capitalisation.

Solidarité ou chacun pour soi ?

Sortir du régime par répartition, c’est aussi choisir de cotiser pour soi, au lieu de cotiser au bénéfice de tous. À l’inverse de cette logique du « chacun pour soi », qui fait des ravages dans la société, le SNJ défend le système par répartition, garanti par l’Etat et géré paritairement. Celui-ci permet, en outre, de bénéficier de points de retraite pendant les périodes de chômage et de maladie, et favorise la solidarité entre les générations.

De plus, basculer dans l’épargne privée sans l’accord individuel de chacun serait inadmissible. Les journalistes doivent pouvoir choisir de cotiser à 100 % pour leur retraite complémentaire, en restant dans le cadre de la répartition. Que ceux qui souhaitent capitaliser le fassent, mais sans l’imposer à tous.

Dispositif injuste et bancal

La capitalisation obligatoire à la sauce GEE a d’autres défauts : une vingtaine de journalistes auraient une retraite complémentaire inférieure à celle qu’ils pourraient toucher avec la répartition que la direction compenserait par une indemnité. Par ailleurs, alors que dans le cadre de la répartition, chacun cotise dès sa première heure de travail, un salarié en CDD devrait attendre d’avoir une ancienneté de 6 mois à GEE pour pouvoir cotiser dans le cadre de ce système. Donc, aucun droit à la retraite complémentaire acquis pour moins de 6 mois travaillés... Une inégalité de traitement choquante pour les CDD, et des économies pour l’entreprise.

Le SNJ estime que les sommes indûment « économisées » par la direction depuis trois ans doivent être remboursées. Celle-ci doit prendre ses responsabilités : qu’elle mette en place un plan de rattrapage, si besoin sur plusieurs années, pour rendre indolore le paiement des retards de cotisations salariales. Qu’elle rétablisse, le 1er janvier 2008, des cotisations à 100 % dans le cadre du régime par répartition, pour ceux qui le souhaitent.

Opposé à la fausse solution de la capitalisation, le SNJ l’empêchera par tous les moyens à sa disposition.

 

Salaires : rien pour tous... et tout pour Roularta

Conditions de travail dégradées, stress et démotivation, baisse de la qualité, sous-effectifs... et, comme en 2007, la direction propose royalement... 0 % d’augmentation collective en 2008.

Le SNJ revendique 200 euros pour tous, afin de combler la perte de pouvoir d’achat subie depuis 2002. La hausse du coût de la vie est indiscutable. Selon l’Insee, de 2002 à 2006, l’augmentation des prix s’est établie à 7,81 %. Pour 2007, elle devrait être d’au moins 2 %. Des prévisions optimistes : l’Insee minore le prix de certains biens et services indispensables (médecin, gaz, électricité, produits frais…). Un loyer (un tiers au moins des revenus d’un ménage) représente seulement 6 % de l’indice, et le remboursement d’un crédit n’y figure pas. L’indice des salaires de GEE, lui, n’a pas décollé : rien en 2002 et en 2007 et des revalorisations largement inférieures à l’inflation officielle entre ces deux dates. Sur une masse salariale qui devrait progresser de 2 % en 2008, les augmentations liées à l’ancienneté devraient représenter 0,7 % et les augmentations individuelles de 1,3 à 1,5 %. Privilégiées par la direction, elles sont distribuées dans l’opacité. Il ne resterait donc rien pour les augmentations collectives. Et pendant ce temps-là, Roularta améliore ses résultats... en partie grâce à l’austérité qu’il nous impose. Le SNJ réclame donc 200 euros pour tous, y compris pour les pigistes réguliers, ainsi qu’une revalorisation du tarif des piges, et une hausse des tickets-restaurant, inchangés depuis le 1er janvier 2003.

Une augmentation des effectifs est également impérative. Il faut recruter, pour stopper la dégradation des conditions de travail et améliorer la qualité, dont nos titres et nos marques ont besoin pour se développer. La direction semble ne pas voir le malaise qui s’installe chez les cadres et les employés comme chez les journalistes. Faisons-lui comprendre qu’il faut arrêter la course suicidaire à la rentabilité dans laquelle elle entraîne GEE.

 

Une pension à 100 %-Salaires SNJ 20-11-2007.pdf

21 juin 2007

Roularta à GEE : casse à tous les étages

Près d’un an après la prise de contrôle de Groupe Express-Expansion (GEE) par Roularta, le bilan est accablant. Des dizaines d’emplois supprimés, des rédactions anémiées, une politique salariale atone (hormis, dans l’opacité, quelques « récompenses » individuelles, ici ou là), des budgets en peau de chagrin, à tel point que les rédactions n’ont plus les moyens de faire correctement leur travail, ce qui se répercute sur la qualité des « contenus ». Nouveau régime ? Surtout, régime !

L’entreprise de démolition ne se traduit pas seulement dans les chiffres. Chacun peut relever un autoritarisme croissant dans les relations sociales, des violations assumées du droit du travail, comme la limitation unilatérale de délai d’exercice de la clause de cession ; des mesures vexatoires, telle la suppression de la médaille du travail ; la négation des métiers, qualifications et compétences, à l’image des rédacteurs, déjà en sous-effectifs, « invités » à travailler en plus pour les sites Web et l’affaiblissement sans précédent des rédactions techniques, avec en ligne de mire la fusion des services SR et Révision à L’Express.

A la source de ce désastre : l’objectif de Roularta d’obtenir plus de 10 % de rentabilité d’ici à 2008. Le SNJ ne se contente pas de dénoncer les conséquences de cette politique. Il condamne et s’oppose à la cause : la goinfrerie financière de Roularta, suicidaire à terme pour l’entreprise.

Travailler plus... à moins et moins bien

Après le dégraissage de la rédaction, le démantèlement du plateau technique de L’Express est à l’ordre du jour. Audit du service photo, flou artistique à la maquette, et, dès septembre, « réunion » du SR et de la révision, réduction jusqu’à leur suppression des renforts de piges ainsi que le passage d’un poste et demi de la révision (qui a perdu un poste) au SR (qui lui-même a déjà perdu trois postes). Sous-effectifs, lecture unique de la copie et survol des pages montées : la dégradation des conditions de travail et une moindre qualité du contenu sont donc garanties, sauf si le plateau technique et la rédaction se mobilisent pour exiger l’arrêt de toute suppression de poste.

Non à la retraite au rabais !

L’Etat accorde depuis longtemps un abattement de 30 % sur certaines cotisations sociales des salariés journalistes. Le Groupe Express-Expansion est l’une des rares entreprises qui ont décidé, il y a quelques mois, d’appliquer cet abattement aux retraites complémentaires des journalistes. La cotisation moindre concernant aussi bien l’employeur que le salarié, le groupe fait une économie substantielle, tandis que chaque journaliste a connu mécaniquement une augmentation de son salaire net. Mais le revers de la médaille, c’est pour chaque journaliste une amputation significative de sa future retraite. Selon les chiffrages du SNJ sur le plan national, les pensions moyennes seraient diminuées au minimum de 90 euros par mois.
Dès 2006, les élus SNJ ont levé ce lièvre au CE. Attachés à la retraite par répartition, ils demandent que chaque salarié concerné puisse choisir entre des cotisations abattues (et donc des retraites moindres) ou non. Mais la direction refuse de revenir sur ce fait accompli, et les autres syndicats proposent plutôt de mettre en place un système par capitalisation.
Le SNJ demande qu’une attestation annuelle soit remise à chaque journaliste, qui choisira alors des cotisations sociales abattues ou non conformément à l’accord d’entreprise signé en 2003.
Avec le SNJ, je défends ma retraite intégrale. En 2007, je choisis de cotiser à 100 %.

Le mélange des genres continue

Le directeur de la rédaction de L’Express a invité la semaine dernière tous les journalistes à se rendre dans les points de vente afin de remplir un questionnaire sur les ventes du titre (il est aussi conseillé d’enrôler « parents et amis »...). Un tirage au sort distinguera cinq des « questionnaires », les « enquêteurs » étant « récompensés de quelques cadeaux » !
Cette initiative est d’abord insultante pour les salariés du service des ventes. S’ils ont besoin de renfort, il faut, au lieu de faire appel à d’autres personnels qui n’ont pas leurs compétences, renforcer leurs effectifs et leurs moyens. Ensuite, signée d’un journaliste, elle est révélatrice d’une évolution : après le journaliste en toque (publicité pour une marque d’électroménager, dans Lire, septembre 2006), voici
le journaliste inspecteur des ventes ! Bien entendu, le Code du travail et la convention collective protègent les journalistes des tentatives de leur faire exécuter des tâches sans rapport avec leur métier. Il est plus que temps de donner à tous les salariés de cette entreprise les moyens de faire leur travail correctement, dans le respect des compétences des uns et des autres !
Le SNJ, première organisation de la profession, rédacteur de la Charte de déontologie de référence, appelle tous les journalistes à ne prendre part en aucune façon à ce type d’opération.

Communiqué du SNJ, 20 juin 2007

 

Casse a tous les etages 20-06-2007.pdf