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16 mars 2010

Non à l'étranglement de L'Expansion !

L’Expansion poursuit sa grève entamée le vendredi 12 mars, à la suite de l’annonce de la suppression du poste de rédacteur en chef édition. La rédaction du magazine réclame le maintien de ce poste, indispensable au bon fonctionnement du mensuel. En arrêtant le travail, les salariés expriment leur ras-le-bol d’une situation qui ne cesse de se dégrader depuis des mois.

Après les départs non remplacés de journalistes, l’éviction d’Alain Louyot, directeur de la rédaction, et celle de Katherine Menguy, directrice déléguée, en octobre dernier, cette fois c’est au tour du poste de rédacteur en chef édition d’être visé.

Pour justifier cette décision, la direction invoque des raisons économiques et la nécessité d’améliorer l’organisation du magazine. Or, c’est l’inverse qui va se produire avec la suppression de ce poste clé, avec, en prime, une surcharge de travail
pour les salariés restants.

La direction reste dans le flou, incapable de dire comment et avec qui sera concrètement réalisé demain le magazine. Cette prétendue « nouvelle organisation », à effectifs et moyens réduits, risque de conduire, à terme, à la réalisation d’un Expansion low cost, alors que la direction affiche de grandes ambitions, en programmant le lancement d’une nouvelle formule dès le mois prochain.

En l’espace de 5 ans, L’Expansion a perdu l’équivalent de 9 postes à plein temps, soit 25 % de ses effectifs, pour une charge de travail qui s’est alourdie, la rédaction étant « invitée » à contribuer toujours plus au Web et à fournir des papiers à L’Express. Les renforts ont été réduits. Le recours à un bataillon de stagiaires pour pallier les sous-effectifs est devenu la règle. Tous les budgets ont été rabotés dont celui, vital, de la promotion, insignifiant depuis près de 2 ans.

L’Expansion apparaît de plus en plus comme le laboratoire de la « roulartisation », qui promet de se déployer dans notre groupe (mutualisations, low cost, newsroom, salariés multitâches...).

Ensemble, mettons un terme à ce processus qui menace nos emplois, notre santé, nos conditions de travail et la qualité de nos titres

Les organisations syndicales du site de Châteaudun (CFDT, CGT, FO et SNJ de GER, CFDT et CGT de L’Etudiant) soutiennent sans réserve la grève de L’Expansion et réclament le maintien du poste de rédacteur en chef édition. Elles appellent les salariés à venir soutenir leurs collègues de L’Expansion qui manifestent, à 11 heures, devant la salle du Conseil, à l’occasion de la conférence de presse de Rik de Nolf, et devant les entrées du bâtiment.

Le 16 mars 2010

CFDT  CGT  FO  SNJ


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15 mars 2010

L'Expansion poursuit la grève

Lundi 15 mars, la rédaction de L'Expansion, réunie en assemblée générale (AG), a voté à la majorité absolue (26 oui, 1 non et 1 blanc) la poursuite de la grève décidée vendredi 12. 
L'AG a renouvelé sa revendication : le maintien du poste clé de rédacteur en chef technique et de son titulaire. Elle demande aussi des négociations sur le fonctionnement du magazine.

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L'Expansion en grève : le SNJ partie prenante

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, est partie prenante de la mobilisation des salariés de L'Expansion contre l'étranglement du magazine économique.

Le SNJ condamne, à L'Expansion comme partout dans le groupe, la politique de la direction et de l'actionnaire de Groupe Express Roularta, uniquement préoccupés des résultats financiers, et leur absence totale de stratégie et de volonté de défendre une information de qualité et l'avenir des titres.

La section SNJ de GER

12 mars 2010

L’Expansion en grève

Après l'annonce de la suppression du poste de rédacteur en chef technique du magazine – un poste clé pour le fonctionnement du journal –, la rédaction de L'Expansion réunie en assemblée générale vendredi matin, à l’initiative de la Société de la rédaction, a décidé de cesser aussitôt le travail.

Cette grève a reçu le soutien de la CGT de L’Etudiant et celui du syndicat FO (voir ci-après). La rédaction réclame le maintien du poste menacé et les moyens nécessaires à la réalisation des objectifs ambitieux de la nouvelle formule, actuellement en préparation.

En fin de journée, trois représentants de la direction sont venus s’expliquer devant les salariés.

Principal motif invoqué pour justifier la suppression du poste de rédacteur en chef technique : des raisons économiques (le déficit du journal, la baisse de la diffusion et de la publicité). Or, jamais les instances représentatives du personnel n’ont été informées d’une situation si urgente qu’il faille immédiatement supprimer un poste clé pour la réalisation du journal. Une opération menée dans l’urgence et dans l’improvisation, puisque la direction nous demande de patienter « une dizaine de jours » avant de nous communiquer la nouvelle organisation du titre.
De plus, cette décision intervient à deux semaines du lancement d’une nouvelle formule très éditée et dont la rédaction vient à peine de découvrir les premières ébauches.

Autre raison avancée : « l’effet entonnoir », provoqués par la centralisation des informations et des décisions par une seule personne. Or c’est justement cette centralisation, que la direction considère à tort comme un « goulot d’étranglement », qui permet la sortie du magazine en temps et en heure. Car nous devons jongler avec une rédaction en chef dont une partie de l’emploi du temps est consacrée à d’autres activités que le magazine, et des rédacteurs débordés, fortement incités à fournir, en plus, du contenu pour le site Web de L’Expansion, voire même des papiers pour L’Express.

Au lieu d’un fonctionnement centralisé, on nous propose désormais de faire preuve « d’initiative et de créativité » : les chefs de service et les rédacteurs devront avoir un « rapport direct » avec les maquettistes et les secrétaires de rédaction, ce qui risque de rendre ingérables le suivi de la réalisation des pages, chacun faisant son propre journal.

Cette soi-disant « nouvelle organisation » camoufle à peine l’obsession de nos dirigeants sous l’ère Roularta : celle de faire toujours plus d’économies en réduisant les effectifs et en rendant les équipes toujours plus productives, sur fond d’austérité salariale.

A l’issue d’une heure d’entrevue, où la direction a rejeté notre demande de maintien du poste, promettant seulement une réorganisation de la rédaction en chef et des renforts, les salariés ont décidé de se donner rendez-vous, lundi matin à 10 heures pour décider de la suite à donner à leur action.

 

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L'Expansion en grève : soutien de la CGT de L'Etudiant

“Paris, le 12 mars 2010

Aux salariés de l’Expansion en grève

Nous avons appris que vous vous êtes mis en grève aujourd’hui, vendredi 12 mars. Nous avons aujourd’hui encore plus la certitude que nous ne sommes pas seuls à rejeter la politique du presse-citron de nos directions.
« Des emplois supprimés, des effectifs qui fondent, des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, une baisse continuelle des moyens, la fermeture ou la vente des titres, le blocage des salaires, des déménagements, la remise en cause de nos acquis »… (tract «Stop à la roulartisation», signé par tous les syndicats en octobre 2009), ce n’est qu’avec des actions fortes comme la vôtre aujourd’hui que nous arriverons à gagner sur nos revendications.
Bravo à vous, vous avez toute notre solidarité.
À bientôt tous ensemble.

La CGT de l’Etudiant”

 

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L'Expansion en grève : soutien de FO

“Le 12 mars 2010.

A tous les collaborateurs de L'Expansion,

Le syndicat FO, représentée par Andrée Hazan, déléguée syndicale, soutient l'action de la Société de la rédaction de L’Expansion.

Pour Force Ouvrière, Andrée Hazan, déléguée syndicale.”

L’Expansion en voie d'étranglement

En l’espace de cinq ans, L’Expansion a perdu
– un directeur de la rédaction (Alain Louyot) ;
– une directrice déléguée (Katherine Menguy) ;
– un directeur adjoint de la rédaction (Vincent Giret) ;
– une assistante (Marie-Françoise Paris)
– quatre rédacteurs (Laurent Barbotin, Gilles Tanguy, Marc Landré, Jean-Luc Barberi) ;
– un demi-poste de réviseur (Lucie Lacroix) ;
– un demi-poste de SR ;
– un quart de poste de maquettiste.
Les renforts de pigistes (à la rédaction comme à la réalisation) ont été notablement réduits. Le recours aux services de stagiaires est devenu la règle. Tous les budgets ont été rabotés dont celui, vital, de la promotion, désormais insignifiant. Partir en reportage devient une gageure. La pagination et le tirage de L’Expansion ne cessent de diminuer. De plus, la rédaction est invitée, avec des forces qui s’amenuisent, à travailler toujours plus en collaborant bénévolement au Web et en fournissant des papiers à L’Express.

08 mars 2010

Oui à de vraies négociations

Salaires, RTT, multimédia : oui à de vraies négociations

Négociations salariales : zéro euro pour tous

Lors de la négociation annuelle obligatoire sur les salaires, le SNJ et FO ont demandé :

  • 100 euros pour tous ;
  • l’application de la prime d’ancienneté pour les pigistes (accords GER et jugement de novembre 2009 sur le protocole d’accord national).

Réponses de la direction :

  • zéro euro d’augmentation collective... mais + 0,5 % pour les augmentations individuelles, décidées dans l’opacité et à la tête du client ;
  • une négociation en juillet… à la condition d’un équilibre des résultats de GER.

RTT : reculer pour mieux sauter ?

L’échéance de l’accord RTT est reportée à fin juin, comme si l’on voulait que ce débat ne soit pas au cœur de la campagne électorale. Surtout, les négociations auront lieu avant les congés d’été, période peu propice à la mobilisation des salariés.

Le SNJ et FO refusent la diminution du nombre de jours de RTT, restant fidèles au vote en AG des salariés, après la dénonciation par la direction de l’accord 35 heures, fin 2008. Si une négociation doit se tenir, ce n’est donc pas pour diminuer le nombre de jours de RTT !

Multimédia : la direction ne doit pas passer en force

Le SNJ et FO demandent la revalorisation des droits d’auteur, car la reprise des articles et photos a explosé. Quant au travail multi-supports (papier et web), le SNJ et FO exigent le volontariat : personne ne doit y être contraint, et des moyens : à travail supplémentaire, effectifs supplémentaires, et rémunération supplémentaire.

Par ailleurs, le SNJ et FO rappellent que, selon la loi, le journaliste professionnel est attaché à un titre : personne ne peut donc être contraint de collaborer à plusieurs titres.

C’est sur ces bases que le SNJ et FO participeront, comme ils l’ont fait dans d’autres entreprises, à une éventuelle négociation. Négociation qui risque d’être compromise par le passage en force de la direction, qui a d’ores et déjà impulsé la collaboration multi-titres.

Elections : pas de discrimination envers les pigistes

Les élections des DP et du CE sont prévues le 1er avril (protocole affiché à chaque étage).

Le SNJ et FO ont obtenu (en application de la loi, et du jugement de novembre 2009) le même traitement pour les pigistes et les autres salariés : l’électorat et l’éligibilité des pigistes ne sont plus conditionnés à un minimum de revenu annuel.

En revanche, la direction a refusé une clause prévoyant de nouvelles élections après la fusion avec le Groupe L’Etudiant. Ce qui revient à priver les 158 salariés de L’Etudiant de toute représentation.
Le SNJ et FO n’ont donc pas signé le protocole préélectoral.

Ne vous laissez pas confisquer ces débats, et donc votre avenir !

SNJ           FO

 

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24 février 2010

Multimédia : GER en pleine expérimentation

Lors du CE du 19 février 2010, la direction a présenté devait présenter ses projets, ses vues, son approche en ce qui concerne Internet et le multimédia.

Le SNJ avait notamment demandé que soit inscrit à l'ordre du jour le projet de web payant de L'Express, annoncé lors d'un précédent CE, mais dont la presse a annoncé la remise en cause. Le SNJ a regretté que les représentants du personnel n'aient pas été informé de cette renonciation comme ils l'avaient été du projet.

La direction a confirmé qu'elle renonçait à ce projet. Elle a indiqué qu'elle étudiait différents modèles et qu'elle s'inscrivait, comme les autres entreprises de presse, dans une logique de test, d'expérimentation, dans “un processus empirique”.

En revanche, en ce qui concerne les salariés, la direction veut leur donner “les moyens et la formation nécessaires” pour “publier, commercialiser, négocier” dans tout ce qui concerne les nouveaux médias. D'où le plan de formation Wan-Ifra. Pour les journalistes, la direction annonce ses objectifs : à terme, des rédactions fusionnées ; en attendant, publier plus sur Internet.

Les élus SNJ sont intervenus pour regretter l'absence de stratégie de la direction. Et relever la contradiction entre

  • l'expérimentation avouée sur les objectifs
  • le dogmatisme mis en œuvre sur les moyens, en particulier pour les personnels : travailler plus, sur différents supports, mais à effectifs moindres.

Le président du directoire s'est alors emporté dans une tirade agressive à l'égard du SNJ, lui demandant quelle est la stratégie qu'il préconise. Les élus SNJ ont répondu que la définition de la stratégie de l'entreprise ne relève pas de la compétence des représentants du personnel.

L'ordre du jour prévoyait ensuite un point sur les négociations.

  • Le président du directoire a manifesté son intérêt pour la négociation multimédia réclamée par la CFDT et la CGT, il a évoqué le droit d'auteur et les aspects juridiques de la collaboration multi-supports (voir Négociations : oui, mais pour quoi ?)
  • Sur la négociation annuelle obligatoire (NAO), voir Salaires : 0 %, avec les remerciements de la direction !
  • Sur la RTT, le président du directoire a indiqué que “le calendrier social du groupe étant bloqué par de multiples négociations”, il propose la prolongation des dispositions actuelles (qui devaient arriver à échéance en avril) jusqu'au 1er juillet, ceci pour permettre une négociation éventuelle dans le 2e trimestre (voir CET : le SNJ ne bradera pas sa signature et Pas un jour de RTT ne doit être bradé).
  • Sur les élections des CE et DP, direction et représentants du personnel ont indiqué que la négociation était en cours pour tenir les élections début avril.

18 janvier 2010

Négociations : oui, mais pour quoi ?

Lors du CE du 18 décembre 2009, la question des négociations - passées, à venir, souhaitables ou non – a été abordée. Représentant syndical du SNJ, Eric Marquis s'est adressé en ces termes à la direction :

Ces dernières années les salariés ont beaucoup souffert : de moins en moins d’effectifs pour faire de plus en plus de choses, des conditions de travail et le pouvoir d’achat qui se dégradent. Donc, en réalité, la direction mène ses projets à leurs fins au détriment d’un certain nombre d’acquis du personnel.

S’agissant de votre volonté de globaliser les négociations, je rappelle que les acquis obtenus par les salariés au fil des années sont le fruit de leur combativité. Par exemple, sur les droits d’auteur, des journalistes sont allés devant les tribunaux, la jurisprudence a penché dans leur sens, et les directions ont enfin accepté de négocier. Quant aux 35 Heures, c’est une mobilisation des salariés et des syndicats qui a conduit à une loi.

Si la direction veut remettre tout cela sur la table, c’est pour revenir en arrière. D’où la prudence du SNJ.

En outre, certains sujets sont davantage prioritaires que d’autres. Par exemple, dans les entreprises où existe déjà un accord droits d’auteur, la loi laisse encore deux ans et demi pour négocier ; or, même s’il y a davantage de collaboration multimédia, il y aura toujours par ailleurs reprise sur le web d’œuvres publiées sur le papier.

L’échéance de l’accord 35 heures est plus proche, et les salariés veulent savoir quelle est l’organisation qui les attend. Mais s’il s’agit d’ouvrir une négociation sur la base « combien de jours de RTT en moins ? » le SNJ est en désaccord (voir CET : le SNJ ne bradera pas sa signature et Pas un jour de RTT ne doit être bradé).

En résumé, nous nous élevons contre la globalisation des problèmes. Le risque quand il y a plusieurs négociations simultanées, c’est d’entendre « je vous donne tant sur le multimédia, en échange je vous reprends tant sur le temps de travail. » A contrario, sur chaque dossier, si on demande plus aux salariés il faut leur donner quelque chose. Par exemple, sur le multimédia, si on demande aux salariés de travailler plus, il doit y avoir des compensations, et ce ne peut pas être les droits d’auteur, qui concernent non pas le travail mais la reprise des œuvres.

Sur le multimédia, voir “Compression numérique, compression journalistique ?”, une des contributions du SNJ aux Etats généraux de la presse.

24 octobre 2009

“Réorganisation” : la liquidation continue

Vaste réorganisation du groupe Express-Roularta”  (Le Figaro, 2 oct. 09)

La direction de L'Expansion entre les mains de L'Express” (Le Figaro, 19 oct. 09)

“Le groupe Express-Roularta va renforcer la collaboration entre le Web et l'imprimé” (Le Monde, 23 oct. 09)

14 octobre 2009

Stop à la roulartisation !

Après la fusion de Point de Vue et de Mieux Vivre avec GER, la fusion prochaine de L’Etudiant et celle de Studio-Ciné Live, après l’annonce d’une réorganisation générale du groupe, il est temps aujourd’hui que tous les salariés de Roularta Media France se fassent entendre auprès de l’actionnaire.

Des emplois supprimés, des effectifs qui fondent, des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, une baisse continuelle des moyens, la fermeture ou la vente de titres, le blocage des salaires, des déménagements, la remise en cause de nos acquis (35 heures)… voilà comment se traduit pour les salariés la stratégie de Roularta depuis que le groupe belge est devenu notre actionnaire principal. Nous payons très chèrement la dette qu’il a contractée pour financer son implantation en France.

Cette stratégie touche l’ensemble des titres et des entités juridiques de Roularta Media France.

C’est pourquoi tous les salariés de RMF doivent aujourd’hui prendre la parole, ensemble.



Roularta veut « mutualiser » les services ?

Alors, à notre tour, mutualisons nos forces !



Toutes les organisations syndicales des sociétés de Roularta Media France invitent les salariés (GER, l’Etudiant, À nous Paris, Studio Press) à une assemblée générale.



LUNDI 19 OCTOBRE à 13 heures

Salle JJSS au 6e étage

Envisageons ensemble les actions à mener !



CFDT CFTC CGT FO SNJ

07 octobre 2009

Une réorganisation à hauts risques

Face à la crise et à la transformation du paysage médiatique, le développement de l’entreprise aurait dû passer par un projet ambitieux. Mais le projet présenté par la direction est avant tout un projet de réorganisation du management. Sur les moyens déployés pour réussir, pas un mot ! Comment allons-nous travailler ? Que deviennent nos métiers et nos qualifications ?

L'annonce de cette réorganisation, et la fusion du Groupe L’Etudiant et de Studio avec GER, ont de quoi inquiéter les salariés, après des années de gestion Roularta marquées par les licenciements et les disparitions de postes, la dégradation des conditions de travail et la baisse de la qualité de nos titres.

La fusion de L’Etudiant va se traduire par une nouvelle chasse aux « doublons » dans de nombreux services avec des suppressions de postes à la clé. L'absence de précisions sur les « convergences des activités print/web » est lourde demenaces sur l’accroissement de la charge de travail de chacun. Ce plan s’accompagne aussi d’un « resserrement de la hiérarchie » qui affaiblit l’indépendance rédactionnelle et l’avenir de plusieurs titres.

Les premières manœuvres de la direction, en particulier à L’Expansion dont la direction risque d’être décapitée pour des raisons « d’économies », confirment toutes ces craintes.

Un Comité d’entreprise extraordinaire est de nouveau convoqué le 9 octobre.

Nous appelons les salariés de GER à se retrouver à l’issue de cette réunion en Assemblée générale afin d’examiner les conséquences de ce plan, dont la logique semble se résumer à faire toujours plus avec encore moins de moyens.

Retrouvons-nous le lundi 12 octobre à 12 heures au 6e étage afin d’examiner les actions à mener ensemble pour défendre nos emplois, nos conditions de travail et nos titres.


ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

lundi 12 octobre à 12 heures

au 6e étage



CFDT CFTC CGT FO SNJ

 

09 avril 2009

Moins égale plus

Dans le cadre de la remise en cause de la révision de L'Express et de la documentation du groupe, la direction a indiqué récemment aux journalistes que désormais, les secrétaires de rédaction de L'Express feraient de la révision, et que les rédacteurs feraient de la documentation.

Elle avait auparavant informé le CE, puis la presse, que le site de L'Express allait lancer un service premium payant, “proposant des exclusivités, des archives et des dossiers” (Le Monde daté 25 mars 09).

Qui peut croire qu'en supprimant une cinquantaine d'emplois, en réduisant à la portion congrue révision et documentation, on se met en ordre de bataille pour proposer une information de qualité – qui amène des lecteurs à accepter de payer –, et ainsi relever le défi du numérique ?

24 novembre 2008

Rik de Nolf : il existe à L'Express des "métiers dépassés"

Auditionné le 7 novembre 2008 par le pôle "Processus industriel" des Etats généraux de la presse écrite, Rik de NOLF, administrateur délégué du groupe Roularta s'est prononcé pour

une plus grande adaptabilité des structures ; il existe à "L'Express" des fonctions qui n'existent pas en Belgique, des "métiers dépassés", a-t-il expliqué. De même, le magazine "Newsweek" employait il y a quatre ans 400 journalistes ; ils ne sont plus qu'une centaine aujourd'hui. Par comparaison, "L'Express" était fabriqué par 250 personnes il y a 10 ans, contre 125 encore aujourd'hui ; "en Belgique, nous faisons le même journal avec un effectif deux fois moindre", a-t-il assuré, rappelant avoir recours parallèlement à "beaucoup de formules de collaboration" permettant d'alléger les structures de base. Evoquant par ailleurs le recours aux subventions, M. de NOLF a fait part de sa préférence pour "l'utilisation de la presse" par les pouvoirs pour leur communication ; ce business rapporte 15 millions d'euros au groupe Roularta chaque année. "Cela nous assure un soutien important", a-t-il insisté. Bien entendu, le groupe belge n'échappe pas aux tentatives de pression ; mais "chaque annonceur qui avait disparu pendant six mois est revenu, à cause de notre audience".

Voir ce compte-rendu sur le site des Etats généraux de la presse écrite, pôle 2, audition, 07-11-08 Les éditeurs en quête d'un nouveau modèle économique.

19 juin 2008

L’heure du grand remue-ménage

Réaménagements internes et arrivée de L’Etudiant

Licenciement de la rédactrice en chef d’Atmosphères et d’un salarié du service Informatique pour des fautes professionnelles imaginaires, fin des renforts à la Lettre de L’Expansion, interruption des CDD de trois réviseurs à Point de Vue-Images du Monde et disparition, de fait, de la révision de ce titre (qui n’est pas dans le périmètre de Groupe Express-Roularta, mais dont les services sont de plus en plus intégrés à GER), non-renouvellement du CDD du fabricant de L’Expansion... L’arrivée prochaine sur le site de Châteaudun du Groupe L’Etudiant (qui perd au passage 33 % de ses mètres carrés) et les réaménagements en cours sont une aubaine pour la direction : elles lui permettent de justifier l’entassement, les mutualisations et les suppressions de postes en catimini.

Mini-bureaux, promiscuité et « open space total »

Cafouillages, improvisation et manque de concertation : nombre de salariés n’ont pas été informés des projets de la direction par leurs chefs de service, et certains de ces derniers ont été eux-mêmes tenus à l’écart de toute information... Quant à l’avis des personnes se retrouvant dans des bureaux « reconfigurés », bruyants ou ne garantissant pas la confidentialité indispensable à leur travail, la direction n’en a pas tenu compte.
GER s’obstine à poursuivre ses projets d’« open space total », que le SNJ estime inadaptés à la spécificité de nos métiers, en commençant par les rédactions et le marketing Web au 3e étage, regroupés autour de mini-bureaux, une innovation qui devrait être étendue au 5e puis au 4e. Elle a fait passer le service informatique (DSI) – mutualisé avec celui de L’Etudiant, ce qui est plutôt inquiétant pour les emplois –, du rez-de-chaussée au sous-sol, alors que d’autres solutions auraient pu être envisagées... si le Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) avait été informé et consulté à temps, au lieu d’avoir été mis devant le fait accompli.
En effet, le CHSCT vient seulement de rendre, le 5 juin, un avis (partiel et défavorable) sur les projets de la direction, alors qu’ils ont été mis en œuvre depuis près de trois mois, au mépris de toutes les procédures légales.
L’arrivée du Groupe L’Etudiant dans nos murs avait été évoquée au cours du CE du 14 septembre 2007, puis discutée lors de celui du 19 octobre 2007. Depuis près d’un an, la direction planche donc sur ce projet : rien ne l’empêchait d’y associer le CHSCT, au lieu de passer en force, comme à son habitude et de court-circuiter les instances représentatives du personnel.
Seule bonne nouvelle, le CHSCT a voté la nomination d’un cabinet d’expertise, Isast (le même que celui qui a été mandaté par L’Etudiant pour suivre leur déménagement chez nous), qui conseillera le CHSCT sur les réaménagements en cours... même si la plupart d’entre eux ont déjà été menés à leur terme. Les salariés vont devoir veiller à ce que les préconisations d’Isast concernant les conditions de travail (éclairage, bruit, ventilation, espace...) soient suivies d’effets, comme la direction s’y est engagée.
Le Groupe L’Etudiant arrive fin juillet sur notre site. Leur direction affirme que cette opération n’a pas pour objectif de « remettre en cause l’autonomie de fonctionnement et de décision qui fait la force et la réussite » de l’entreprise, ni de « réaliser un plan de réduction d’effectifs ». Nous devrons tous être vigilants pour que tout cela ne se termine pas par des suppressions de postes sous prétexte de « doublons », une pratique dont notre direction a fait sa spécialité, au fil des rachats, des fusions et des changements d’actionnaires.

Retraites par capitalisation des journalistes

Le SNJ a dit non à un accord 100 % négatif

Lors du Comité d’entreprise du 22 mai dernier, la majorité du CE a donné un avis favorable à la mise en place d’une retraite complémentaire par capitalisation pour les journalistes. Le SNJ a refusé de donner son aval à cet accord qui porte un mauvais coup au système par répartition et aux intérêts des journalistes.
A l’avenir, les journalistes de GER cotiseront donc pour leur complémentaire selon le principe du chacun pour soi, avec la seule garantie de retrouver au moment de leur départ à la retraite, les sommes versées, amputées par l’inflation et par les frais de gestion prélevés par la Sogecap, la compagnie d’assurance-vie et de capitalisation de la Société générale.
Rappelons que de janvier 2005 à fin juin 2008, les titulaires d’une carte de presse à GER n’ont pas cotisé pour leur retraite complémentaire sur la base de 100 % de leur salaire mais seulement sur 70 %. Cela s’est traduit par des rémunérations nettes augmentées de 50 à 60 euros par mois mais aussi par une perte future de pension trois fois supérieure, puisque le salarié a moins cotisé et que la direction n’a versé aucune cotisation sur ces sommes « économisées ».
Dans cette affaire, les journalistes abandonnent trois ans et demi de cotisations de retraite (les leurs et les cotisations patronales), la seule façon d’espérer les récupérer étant d’en passer par une procédure judiciaire que le SNJ est prêt à mettre en oeuvre avec celles et ceux qui le souhaitent.
La direction est la seule vraie gagnante de ce marché de dupes : elle fait entériner les substantielles économies qu’elle a réalisées depuis 3 ans, et officialise celles qu’elle va faire dans les prochaines années.
Les journalistes sont les grands perdants de cette affaire. D’abord les CDD, qui ne pourront cotiser qu’au bout de six mois de présence, une véritable incitation pour la direction, à précariser encore davantage le statut des collaborateurs du groupe. Ensuite, les journalistes qui ont choisi, comme ils en ont le droit, de cotiser à 100 % à la fois sur leur retraite et sur leurs cotisations de la Sécurité sociale, désormais pénalisés par une surcomplémentaire inutile.
Autres personnes lésées : les journalistes proches de la retraite dont on ne voit pas ce que leur apportera le fait de cotiser à un tel régime pour si peu d’années, ainsi que ceux – ultramajoritaires – qui ne feront pas toute leur carrière dans le groupe, à commencer par les jeunes journalistes, car capitaliser n’a d’intérêt que sur le long terme.

Une remise en cause du régime par répartition

Enfin, le régime par répartition, insidieusement remis en cause au sein du groupe, est aussi la victime de cet accord qui risque de servir d’exemple à d’autres employeurs.
Il est regrettable, que certains aient cédé au chantage de la direction (capitalisation sinon rétorsions contre les salariés) en acceptant ce système, à rebours des valeurs de solidarité du syndicalisme. Car cet accord n’empêchera pas la poursuite du blocage des salaires à GER, la dégradation des conditions de travail, la réduction des effectifs, entraînant démotivation et perte de substance de nos titres.
Il intervient alors que les retraites complémentaires sont menacées. A la fin de l’année, l’Agirc pourrait ne plus verser en totalité la retraite des cadres et assimilés avant 65 ans : une autre façon de faire baisser le niveau des pensions. Et d’inciter toujours plus à alimenter des fonds de retraite privés, fonctionnant par capitalisation.
De plus, le projet d’allongement de la durée de cotisation de 40 à 41 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein aurait des conséquences catastrophiques dans notre secteur où l’âge d’entrée dans la profession ne cesse de s’élever, tandis que les plus de 50 ans ont le plus grand mal à rester en activité.

Absents non remplacés : encore plus de travail pour tous

La direction n’a pas transmis dans les délais légaux, les réponses aux questions des délégués du personnel, posées par le SNJ lors de la réunion du 22 mai dernier, ce que nous avons signalé à l’Inspection du travail. Une entrave au fonctionnement de l’institution des DP qui survient pour la deuxième fois en cinq réunions, depuis janvier. Voici deux questions posées lors de cette réunion et les réponses de la direction.

Question n° 1. Les journalistes de la rédaction technique de L’Express en congé en mai ont été remplacés seulement les jours de bouclage, voire pas du tout selon les services, ce qui a entraîné une surcharge de travail très importante pour les présents, donc des heures supplémentaires, s’ajoutant aux délais de bouclages plus courts en mai. Pourquoi les personnes absentes n’ont-elles pas été remplacées ? Que comptez-vous faire pour y remédier à l’avenir ?

Question n° 2. A L’Express, les assistantes en congé en mai n’ont pas été remplacées (pas d’assistante au service Monde et Culture, Courrier des lecteurs pendant plus d’une semaine, etc.) entraînant des difficultés de fonctionnement pour les services et un volume de travail considérable pour les assistantes à leur retour de congé. Pourquoi les absentes n’ont-elles pas été remplacées ? Comment comptez-vous organiser le remplacement des assistantes de L’Express, lors des congés d’été ?

Réponse : La Direction propose de répondre aux deux questions simultanément. Il n’y a pas de remplacement systématique des assistantes absentes pour des raisons économiques. En outre, les assistantes de la rédaction de L’Express sont organisées en binômes comme l’indique la note d’organisation qui leur a été diffusée le 20 mai et qui est remise en séance aux délégués du Personnel. Les remplacements des vacances d’été devront être organisés au sein des binômes. Une position différente est adoptée en cas d’absence maladie.
Il en est de même pour les journalistes des rédactions techniques qui ne seront plus systématiquement remplacés. La décision appartient aux chefs de services qui ont la parfaite connaissance des contraintes budgétaires dans lesquelles ils interviennent.

Le SNJ a du mal à comprendre les « raisons économiques » et autres « contraintes budgétaires » du non-remplacement systématique des absents, qui est devenu la règle, alors que GER a réalisé 3 millions d’euros de résultat d’exploitation en 2007..

Communiqué SNJ du 17 juin 2008

17-06-2008 Grand remue-menage.pdf

18 septembre 2007

Pourquoi le SNJ n'a pas signé l'accord sur l'intéressement

5 % du résultat d’exploitation de GEE pour les salariés et 95 % pour l’actionnaire. Voilà l’autre résultat de l’accord d’intéressement que le SNJ n’a pas signé, en juillet dernier.

Cette conception du « partage » des bénéfices – tout pour l’actionnaire, des miettes pour les salariés – a de quoi écœurer des personnels abonnés depuis des années au toujours plus de boulot, aux sous-effectifs et à la dégradation des conditions de travail.

Fin 2006, notre syndicat avait réclamé une augmentation générale des salaires et des piges d’au moins 3 %, prenant effet dès janvier 2007. La direction accordait... 0 % de hausse collective, privilégiant les augmentations individuelles « au mérite », opaques et discrétionnaires. Puis proposait en guise de consolation, une renégociation de l’accord sur l’intéressement.

A l’ouverture des discussions, le SNJ revendiquait l’attribution aux salariés de 35 % du résultat d’exploitation prévisionnel (Rex)
du groupe pour 2007, l’équivalent d’un 14e mois pour tous, soit 3 300 euros (le salaire médian 2005 *). Nous étions donc très loin des propositions de la direction, et de l’accord final signé par la CFDT et la CGT, qui fait démarrer la prime d’intéressement de 5 % à partir d’un résultat d’exploitation de 3 millions d’euros. Ainsi, si le Rex atteint 4 millions d’euros cette année, ce qui est l’objectif de la direction, les 404 euros versés à chaque salarié en 2008, équivaudront à la somme de 33 euros mensuels, soit 1 % du salaire médian ! Un accord vraiment très « intéressant »... surtout pour Roularta et la direction.

* Rémunération mensuelle brute, toutes primes comprises. La médiane est le salaire au-dessus duquel se situent la moitié des salariés les mieux payés de GEE. Le salaire médian 2006 (3 443 euros), n’était pas encore connu à l’ouverture des négociations.

Le SNJ assigné en justice

Grande première au sein du Groupe : non contente d’exercer sur elle une pression qui s’assimile à du harcèlement, la direction de GEE conteste devant le tribunal la désignation par le SNJ de Marie-Claire Bensaada, chef de studio à L’Express, comme notre nouvelle représentante syndicale au CE, en la qualifiant de frauduleuse.
Elle assigne également en justice et pour le même motif notre syndicat.
Reportée à la demande de la partie patronale, l’audience aura lieu le 17 octobre prochain devant le tribunal d’instance du IXe arrondissement.

« Oublis » à répétition

En juin dernier, la direction « oublie » de convoquer le délégué syndical du SNJ à l’ultime réunion de négociation sur l’intéressement.
Même « oubli », à deux reprises, de la convocation au CE de la représentante syndicale du SNJ. Dernier « oubli » en date : la réorganisation des activités Internet de GEE fait l’objet d’une note détaillée rendue publique le 7 septembre, une semaine avant sa présentation en CE, au mépris de l’obligation de consultation préalable des membres du comité. Des « oublis » qui pourraient être qualifiés d’entrave par le Code du travail, et sanctionnés par la loi.

CE ou Chambre d’Enregistrement ?

Depuis des mois, les procès-verbaux du CE ne restituent pas fidèlement les interventions des élus et des représentants du Syndicat national des journalistes (SNJ), voire en censurent ou en modifient les propos. Nos demandes de corrections et de rétablissement de nos propos avant publication du PV ont été à plusieurs reprises « oubliées » ou rejetées par le secrétaire du CE.
Lors du CE du 6 juillet dernier, à la suite d’un nouveau constat d’erreurs dans le PV du CE, nous avons demandé que le verbatim original de nos interventions nous soit communiqué, les séances étant enregistrées. Ce qui nous a été refusé. Au cours de ce même Comité d’entreprise, lors du point consacré à l’information-consultation sur la modernisation de l’informatique éditoriale à L’Express, Denise Grumel, élue du SNJ, est intervenue, à la demande des réviseurs qui l’avaient mandatée à cet effet, pour que soient communiquées au CE leur réflexion et leur proposition sur le projet d’évolution de leur service. Voici donc ce texte, lu en séance, « porté à la connaissance de la direction », mais dont ont été privés les salariés (voir page 12 du compte-rendu du CE ).

« Les réviseurs déplorent, que, en ramenant la double lecture, en copie et en page, à une lecture unique et en envisageant de supprimer un poste et demi et de diminuer les renforts réguliers, la direction ait fait le choix de prendre des risques très importants, qu’elle ne semble pas vraiment mesurer, concernant la qualité du journal, indissociable du prestige du titre. Le test d’été sur les suppléments paraît un test en trompe l’oeil, car le vrai test concernerait le News et Styles. Le passage d’une personne et demie au SR dès le début de septembre est prématuré, car à cette date, il n’aura pas été possible d’évaluer la charge de travail dans la nouvelle configuration, pas plus que les avantages et les limites de Prolexis. Concernant Prolexis : ce logiciel possède des qualités très réelles, tout autant que des limites, indéniables,
un correcteur orthographique n’ayant rien à voir avec l’oeil et le cerveau humain, et de loin. Notre proposition est de faire le point, avant tout mouvement interservices, après une période de test suffisante de lecture unique, c’est-à-dire à la fin de l’année. »

Communiqué du SNJ, 17 septembre 2007

Interessement 17-09-2007.pdf

21 juin 2007

Roularta à GEE : casse à tous les étages

Près d’un an après la prise de contrôle de Groupe Express-Expansion (GEE) par Roularta, le bilan est accablant. Des dizaines d’emplois supprimés, des rédactions anémiées, une politique salariale atone (hormis, dans l’opacité, quelques « récompenses » individuelles, ici ou là), des budgets en peau de chagrin, à tel point que les rédactions n’ont plus les moyens de faire correctement leur travail, ce qui se répercute sur la qualité des « contenus ». Nouveau régime ? Surtout, régime !

L’entreprise de démolition ne se traduit pas seulement dans les chiffres. Chacun peut relever un autoritarisme croissant dans les relations sociales, des violations assumées du droit du travail, comme la limitation unilatérale de délai d’exercice de la clause de cession ; des mesures vexatoires, telle la suppression de la médaille du travail ; la négation des métiers, qualifications et compétences, à l’image des rédacteurs, déjà en sous-effectifs, « invités » à travailler en plus pour les sites Web et l’affaiblissement sans précédent des rédactions techniques, avec en ligne de mire la fusion des services SR et Révision à L’Express.

A la source de ce désastre : l’objectif de Roularta d’obtenir plus de 10 % de rentabilité d’ici à 2008. Le SNJ ne se contente pas de dénoncer les conséquences de cette politique. Il condamne et s’oppose à la cause : la goinfrerie financière de Roularta, suicidaire à terme pour l’entreprise.

Travailler plus... à moins et moins bien

Après le dégraissage de la rédaction, le démantèlement du plateau technique de L’Express est à l’ordre du jour. Audit du service photo, flou artistique à la maquette, et, dès septembre, « réunion » du SR et de la révision, réduction jusqu’à leur suppression des renforts de piges ainsi que le passage d’un poste et demi de la révision (qui a perdu un poste) au SR (qui lui-même a déjà perdu trois postes). Sous-effectifs, lecture unique de la copie et survol des pages montées : la dégradation des conditions de travail et une moindre qualité du contenu sont donc garanties, sauf si le plateau technique et la rédaction se mobilisent pour exiger l’arrêt de toute suppression de poste.

Non à la retraite au rabais !

L’Etat accorde depuis longtemps un abattement de 30 % sur certaines cotisations sociales des salariés journalistes. Le Groupe Express-Expansion est l’une des rares entreprises qui ont décidé, il y a quelques mois, d’appliquer cet abattement aux retraites complémentaires des journalistes. La cotisation moindre concernant aussi bien l’employeur que le salarié, le groupe fait une économie substantielle, tandis que chaque journaliste a connu mécaniquement une augmentation de son salaire net. Mais le revers de la médaille, c’est pour chaque journaliste une amputation significative de sa future retraite. Selon les chiffrages du SNJ sur le plan national, les pensions moyennes seraient diminuées au minimum de 90 euros par mois.
Dès 2006, les élus SNJ ont levé ce lièvre au CE. Attachés à la retraite par répartition, ils demandent que chaque salarié concerné puisse choisir entre des cotisations abattues (et donc des retraites moindres) ou non. Mais la direction refuse de revenir sur ce fait accompli, et les autres syndicats proposent plutôt de mettre en place un système par capitalisation.
Le SNJ demande qu’une attestation annuelle soit remise à chaque journaliste, qui choisira alors des cotisations sociales abattues ou non conformément à l’accord d’entreprise signé en 2003.
Avec le SNJ, je défends ma retraite intégrale. En 2007, je choisis de cotiser à 100 %.

Le mélange des genres continue

Le directeur de la rédaction de L’Express a invité la semaine dernière tous les journalistes à se rendre dans les points de vente afin de remplir un questionnaire sur les ventes du titre (il est aussi conseillé d’enrôler « parents et amis »...). Un tirage au sort distinguera cinq des « questionnaires », les « enquêteurs » étant « récompensés de quelques cadeaux » !
Cette initiative est d’abord insultante pour les salariés du service des ventes. S’ils ont besoin de renfort, il faut, au lieu de faire appel à d’autres personnels qui n’ont pas leurs compétences, renforcer leurs effectifs et leurs moyens. Ensuite, signée d’un journaliste, elle est révélatrice d’une évolution : après le journaliste en toque (publicité pour une marque d’électroménager, dans Lire, septembre 2006), voici
le journaliste inspecteur des ventes ! Bien entendu, le Code du travail et la convention collective protègent les journalistes des tentatives de leur faire exécuter des tâches sans rapport avec leur métier. Il est plus que temps de donner à tous les salariés de cette entreprise les moyens de faire leur travail correctement, dans le respect des compétences des uns et des autres !
Le SNJ, première organisation de la profession, rédacteur de la Charte de déontologie de référence, appelle tous les journalistes à ne prendre part en aucune façon à ce type d’opération.

Communiqué du SNJ, 20 juin 2007

 

Casse a tous les etages 20-06-2007.pdf