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24 août 2010

Tous unis pour défendre nos RTT !

Fin juin, la direction a fait connaître son projet concernant les 35 heures à GER. Pour l’essentiel, elle entend ramener le nombre de jours de RTT de 22 à 13 ! Elle veut donc nous faire travailler davantage dès 2011, avec un échelonnement dans le temps de la réduction des jours non travaillés, ceux-ci passant de 49 à 43 au 1er janvier 2013.

Rien ne justifie ce projet, sans impact économique, uniquement motivé par la volonté de la direction d’en finir avec les RTT.

Ce projet est scandaleux alors que diminue notre pouvoir d’achat et que s’aggravent nos conditions de travail.

Sa mise en œuvre ne pourra être que néfaste pour tous les salariés déjà malmenés par l’accroissement de leur charge de travail et la baisse des effectifs.

Pour le SNJ et FO de GER et la CGT de L’Etudiant, ce projet doit être combattu. Nous n’y parviendrons qu’en rassemblant l’ensemble des salariés du groupe, et en unissant toutes les forces syndicales du site de Châteaudun.

C’est pourquoi nous lançons un appel à tous les syndicats du groupe afin de fixer ensemble une date d’assemblée générale, début septembre, réunissant tous les salariés du site, afin d’envisager en commun la meilleure façon d’organiser la défense de nos RTT.

Nous proposons d’organiser très vite une AG commune sur les 35 heures.

Il est urgent que les syndicats déterminent avec les salariés leurs revendications et préparent la défense de cet acquis.

Le SNJ de GER,
FO de GER,
La CGT de L’Etudiant

22 juillet 2010

RTT : la direction veut ramener le nombre de jours de 22 à 13 !

La négociation sur les RTT a repris, à travers des réunions convoquées par la directions le 29 juin puis le 13 juillet. Y participaient pour le SNJ André Spiga et Denise Grumel (le 29 juin), Dominique Noblecourt et Eric Marquis (le 13 juillet).

Rappelons que la remise en cause des accords RTT du Groupe est le fait de la direction qui les a dénoncés en décembre 2008, malgré la mobilisation des salariés à plusieurs reprises pour signifier leur refus de la diminution des jours de RTT.

Sur la forme, le SNJ regrette que la direction, la CFDT et la CGT aient refusé que FO participe à la négociation.

Sur le fond, la direction propose de diminuer progressivement le nombre de jours RTT, pour atteindre au 1er janvier 2013

13 jours,

dont

  • 5 jours seraient fixés par la direction,
  • 1 jour destiné à la « journée de solidarité » (lundi de Pentecôte)
  • 7 jours seraient « mobiles » (fixés en accord entre le salarié et le chef de service).

Le nombre de jours de congés passerait à 30.

Mais ces dispositions ne s’appliqueraient qu’aux salariés présents lors de l’entrée en vigueur de l’accord. Les salariés entrant dans le groupe ensuite ne disposeraient que de 28 jours de congés payés et 13 jours de RTT dès leur embauche.

Pour les directeurs de rédaction, rédacteurs en chef et adjoints, chefs de service, le régime prévu pour les autres au 1er janvier 2013 s’appliquerait dès l’entrée en vigueur de l’accord.

Les représentants de la CFDT et de la CGT ont rappelé leur dernière proposition (tract « Ça suffit ») :

15 jours de RTT

  • 4 jours de congés supplémentaires pour ceux qui n’ont que 28 jours de congés
  • 1 jour pour la « journée de solidarité »
  • 1 % d’augmentation générale


Les représentants du SNJ, fidèles au mandat donné à plusieurs reprises par les salariés, ont manifesté leur opposition résolue à toute diminution, pour tous les salariés du Groupe, du nombre de jours de RTT ainsi que du nombre de jours de congés+RTT.

Les représentants du SNJ ont fait valoir la baisse des effectifs (consécutive notamment aux plans de départ), l’accroissement de la charge de travail, la baisse du pouvoir d’achat, l’aggravation des conditions de travail…

Donc,

  • la direction propose 13 jours de RTT, la CFDT et la CGT 15,
  • la direction propose 2 jours de congés en plus, la CFDT et la CGT 4.

L’issue de la négociation est prévisible...


11 juillet 2010

Les salons au détriment de la presse

Lors des CE du 18 mai et du 4 juin 2010, la direction a présenté son projet d’achat de la société WIN SA « dont l’activité est la promotion et l’organisation de salons financiers portant sur la thématique de l’investissement ».

Les elus SNJ se sont étonnés que le Groupe trouve les moyens de se porter acquéreur d’une société qui enregistre un fort déficit alors que nous subissons un régime d’économie sévère depuis plusieurs années.

De plus, alors que le Groupe est à l’origine une entreprise de presse, depuis plusieurs années les économies et la diminution de la masse salariale ont pu accréditer un choix d’appauvrissement de son cœur de méter. L’acquisition de sociétés extérieures au monde de la presse ne risque-t-elle pas d’être perçue comme un affaiblissement de l’identité du Groupe ?

« Certains salariés ne comprennent pas que les moyens soient réduits depuis quelques années sur les métiers de base, alors que le Groupe procède à des investissements dans d’autres secteurs. Nous avons l’impression que la Direction ne croit plus en l’avenir de la presse. »

Pour le SNJ, l’activité de salon relève davantage du commercial que de l’information.

Lors du CE du 4 juin 2010, l’acquisition de la société WIN SA, soumise au vote des élus au CE, a recueilli un avis positif sous réserve, par 4 voix favorables (CFDT-CGT) et 1 voix défavorable (SNJ).

01 avril 2010

Elections DP-CE : le SNJ frôle la majorité

Le SNJ remercie les journalistes qui, aux élections des représentants du personnel, jeudi 1er avril, ont voté pour ses listes, apportant à ses candidats de 44% (face aux listes CFDT-CGT et FO) à 50,3% (face à la liste CFDT-CGT).

Le SNJ poursuit sa progression spectaculaire, puisqu'il avait obtenu lors des précédentes élections 37,1 % en 2008 et 31,4 % en 2006.

Dans le collège journalistes, le SNJ est majoritaire en voix chez les DP, doublant le nombre de ses élus par rapport à 2008. Au CE, il frôle de 10 voix la majorité.

Le SNJ obtient

  • chez les DP 4 sièges (2 titulaires, 2 suppléants) sur 8, contre 2 (1 titulaire, 1 suppléant) en 2008. Pascal Frasnetti (146 voix) et André Spiga (147 voix) sont élus titulaires. Catherine Marin (155 voix) et Pauline Feuillâtre (156 voix) sont élues suppléantes
  • au CE 3 sièges (1 titulaire, 2 suppléants) sur 6, contre 2 (1 titulaire, 1 suppléant) en 2008. Dominique Noblecourt (titulaire, 138 voix), Bernard Poulet (suppléant, 154 voix) ainsi que Denise Grumel (suppléante, 155 voix) sont élus

Merci encore à vous tous qui avez rendu ce succès possible malgré une baisse de la participation, passée de 70 % à 60 % des inscrits, avec, cette année, la présence de 210 pigistes électeurs, contre 80 voilà deux ans.

Ce résultat marque votre attachement à un syndicalisme actif et combatif au service des intérêts des salariés.
Les élus et les représentants syndicaux du SNJ seront à vos côtés et à votre écoute pour mieux vous défendre.
Dans les semaines qui viennent nous devrons tous ensemble, nous mobiliser :
• Pour la défense des accords 35 heures ;
• Pour stopper le low-cost imposé par Roularta et la perte de substance des rédactions, qui constituent le cœur de notre activité et garantissent la qualité de nos titres ;
• Pour l’arrêt des mutualisations, du stress, de la dégradation des conditions de travail, et des salariés bons à tout faire ;
• Pour améliorer les droits des pigistes
• Pour la défense des contrats de travail, du droit d’auteur et de notre contrat d’entreprise, en particulier la prime d’ancienneté ;
• Pour de vraies négociations sur le travail multi-tâches, avec à la clef des embauches, des moyens supplémentaires.
• Pour une vraie politique salariale et des hausses collectives de salaire et contre le chacun pour soi.
Face aux projets de la direction, il sera important d’être, tous ensemble, employés, cadres et journalistes, mobilisés et combatifs.


La répartition des sièges du collège journalistes

(Voir les listes présentées par le Syndicat national des journalistes)

DELEGUÉS DU PERSONNEL

Titulaires
Elus
Pascal Frasnetti (SNJ) 146 voix
André Spiga (SNJ) 147 voix
Chloé Hecketsweiler (CFDT-CGT) 133 voix
Cyril Oliverio (CFDT-CGT) 133 voix

Non élus
Denise Grumel (SNJ) 147 voix
Cécile Rynkiewicz (SNJ) 147 voix
Françoise D'Inca (CFDT-CGT) 133 voix
Benjamin Neumann (CFDT-CGT) 133 voix
Andrée Hazan (FO) 32 voix

Suppléants
Elus
Catherine Marin (SNJ) 155 voix
Pauline Feuillâtre (SNJ) 156 voix
Delphine Peras (CFDT-CGT) 155 voix
Laure Vigouroux Fourcy (CFDT-CGT) 154 voix

Non élus
Eric Marquis (SNJ) 157 voix
Yves Adaken (SNJ) 156 voix
Richard de Vendeuil (CFDT-CGT) 153 voix
Laurent Martinet (CFDT-CGT) 154 voix

COMITÉ D’ENTREPRISE

Titulaires
Elus
Eric Taver (CFDT-CGT) 147 voix
Laurent Vrbica (CFDT-CGT) 147 voix
Dominique Noblecourt (SNJ) 138 voix

Non élus
Bénédicte Fayet (CFDT-CGT) 148 voix
Pauline Feuillâtre (SNJ) 137 voix
Eric Marquis (SNJ) 137 voix
Andrée Hazan (FO) 25 voix

Suppléants
Elus
Bernard Poulet (SNJ) 154 voix
Denise Grumel (SNJ) 155 voix
Jacques Trentesaux (CFDT-CGT) 151 voix

Non élus
Catherine Marin (SNJ) 154 voix
Marc Michaux (CFDT-CGT) 152 voix
Thomas Baurez (CFDT-CGT) 151 voix

29 mars 2010

Votez SNJ. Défendons tous ensemble nos RTT !

Pas touche à nos RTT !

En septembre 2008, une journée de grève avait contraint GER à reporter la dénonciation des accords 35 heures. La direction avait alors entamé avec les syndicats une négociation qui a rapidement pris la forme d’une discussion sur le nombre de jours de RTT auxquels il faudrait renoncer. Or, négocier sur ces bases revient à gâcher le rapport de forces établi par la mobilisation des salariés.

Le 16 décembre 2008, la direction a fini par dénoncer les accords au mépris des salariés et de leurs représentants : le comité d’entreprise n’a fait connaître son avis qu’une fois les accords déjà dénoncés, et le comité d’hygiène et de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) n’a été ni informé ni consulté.

L'accord devait arriver à échéance fin mars 2010, mais pour mieux imposer ses vues, la direction l'a prorogé jusqu'à fin juin, avant les congés d’été, une période peu propice à la mobilisation. A cet égard, comment peut-on se vanter d'avoir fait reculer la direction au moyen d'une pétition, le 15 février dernier, alors qu'elle envisageait dès le 19 janvier dans un courrier aux représentants des salariés de L'Etudiant, de repousser la négociation des 35 heures ?

Fidèle à la mobilisation des salariés, le SNJ ne négociera pas à la baisse le nombre de jours de RTT en bradant ces acquis contre d’illusoires compensations.
De fin 2001 à fin 2008, le groupe a perdu 138 postes. Depuis, les effectifs ont continué à fondre à la suite des PSE de GER et celui d’Atmosphères en 2009 (70 postes supprimés). Moins de RTT, c’est à coup sûr, travailler plus encore, et subir davantage de pression et de stress. Ensemble et dans l’action, disons qu’il n’est pas question de travailler plus pour compenser les départs non remplacés et l'accroissement de la charge de travail.

Le SNJ souhaite que la mobilisation des salariés se fasse dans la plus large unité du personnel et de ses représentants, sur un mot d’ordre simple, qui était celui des assemblées générales du personnel, fin 2008 et qui reste d'actualité : pas touche à nos RTT !

Le jeudi 1er avril 2010, votez pour les listes présentées par le Syndicat national des journalistes.

26 mars 2010

Votez SNJ. Travail multi-support : avoir le choix et des moyens

Travail multi-support : avoir le choix et des moyens

Dans plusieurs entreprises de premier plan, le SNJ a eu un rôle moteur dans les négociations concernant les droits d'auteur et les collaborations multimédias, qui sont deux sujets distincts.
Le droit d’auteur concerne la réutilisation des œuvres (articles, photos, dessins...).
La collaboration multimédia concerne le travail supplémentaire.

La première question relève du journaliste comme auteur (propriété intellectuelle), la seconde comme salarié (contrat de travail).
La direction veut évidemment tout mélanger (voir le CE du 18 décembre 2009) dans une « logique » du type : « Je te donne tant sur le multimédia, et je te reprends tant sur le droit d’auteur ».

Or, sur le droit d’auteur, il y a déjà un accord en vigueur à GER, et la loi laisse encore deux ans pour le mettre à jour. Le SNJ demandera la revalorisation des rémunérations (droit patrimonial), car la reprise des articles et photos a explosé depuis que cet accord a été négocié, aux débuts de la presse en ligne. Il faut aussi réexaminer les conditions de reprise en renforçant le « droit moral » des auteurs.

En revanche, en ce qui concerne le travail multi-support (papier et Web), le SNJ exige :
– un préalable : que la direction mette fin au fait accompli.
– selon la loi, le journaliste est attaché à un titre : personne ne peut donc être contraint de collaborer à plusieurs titres
– le volontariat :  personne ne doit être contraint à collaborer à d’autres supports que le sien
– des moyens : à travail supplémentaire, effectifs supplémentaires, et rémunération supplémentaire.

Le jeudi 1er avril 2010, votez pour les listes présentées par le Syndicat national des journalistes.

24 mars 2010

Votez SNJ pour défendre la qualité

De la qualité, et pas seulement du « contenu »

Sur l’information en ligne, le Groupe Express-Roularta comme ses concurrents est contraint d’innover. Mais quelle est sa stratégie ? L’exemple du service « premium » de lexpress.fr, abandonné discrètement après une annonce en fanfare, est inquiétant. Les seuls projets acceptables seraient-ils ceux qui ne nécessitent aucun investissement, surtout en termes d’effectifs ?

Dans son obsession de résultats financiers à court terme, la direction de GER porte atteinte à la qualité de l’information et à l'identité des titres, par la remise en cause les bases du journalisme (enquête, rigueur, vérification, originalité…) et en cassant les métiers indispensables à son exercice :
– les journalistes des magazines contribuent aux sites dans une logique de quotidien, sans moyens ni rémunération supplémentaire. Comment faire à effectifs réduits sans sacrifier la qualité ?
– la direction veut fusionner des rédactions, comme c'est le projet pour les marques Maison Française, Maison Magazine, Cuisines & Bains et Terrasses & Jardins, rendant les équipes interchangeables et menaçant l'identité de chaque magazine ;
– des journalistes écrivent pour un autre titre que le leur, comme ceux de L’Expansion pour L’Express, au risque d’affaiblir l’un pour renforcer l’autre ;
– les métiers sont fusionnés afin de diminuer les effectifs, comme la révision et le SR à L'Express. Tout le monde fait tout mais moins bien.

Résultat : les journalistes en subissent les conséquences, mais aussi, in fine, les lecteurs, dont la désaffection pour la presse déstabilise les titres... ce qui se répercute sur l’emploi et les conditions de travail. Un cercle vicieux auquel il faut mettre un terme.

En votant pour le SNJ, vous direz non à cette fuite en avant suicidaire pour la qualité de l’information et l’avenir de nos titres.

Le jeudi 1er avril 2010, votez pour les listes présentées par le Syndicat national des journalistes.

19 mars 2010

Elections du jeudi 1er avril : votez SNJ !

SNJ : le vote efficace pour vous défendre !

A l'issue d'une grève historique, la rédaction de L’Expansion a finalement gagné : la suppression du poste de rédacteur en chef technique est suspendue, et une concertation va s'ouvrir sur la future organisation du titre.

C'est un sérieux avertissement pour la direction. En exprimant leur ras-le-bol, les salariés de l'Expansion  ont aussi dit stop à la dégradation des conditions de travail, au stress et à la démotivation.
Car la « roulartisation » est à l'œuvre partout dans le groupe : dégradation des conditions de travail, sous-effectifs,  baisse des moyens, blocage des salaires et remise en cause de nos acquis. Sans oublier les mutualisations de services, les « passerelles » entre le print et le Web, des salariés multitâche mais monosalaire...

Cette mobilisation, dans laquelle le SNJ a été depuis le début partie prenante, a payé : il est possible d'obtenir satisfaction au moyen d'actions fortes, et avec l'arme de la grève.

C'est ainsi qu'il faut répondre aux agressions de la direction. Lors de la prochaine renégociation de l'accord 35 heures, le SNJ ne lâchera aucun jour de RTT, et appelle à une mobilisation active et efficace de tous les salariés.

Election du jeudi 1er avril 2010 Listes présentées par le Syndicat national des journalistes.

(Le protocole préelectoral prévoit que "pendant la durée de la campagne électorale, à savoir du 18/03/2010 au 31/03/2010, veille du scrutin, la Direction autorise l'accès à la messagerie du groupe via l'utilisation de l'adresse "Gr all Ues" aux organisations syndicales à raison de deux courriels par semaine pour chacune des organisations syndicales soit 6 courriels au total pour l'ensemble de la durée de la campagne."

Le SNJ a exprimé son désaccord : le SNJ réclame la totale liberté d’utilisation, en permanence, de la messagerie interne par les organisations syndicales. Nous devons pouvoir communiquer aux salariés sur un pied d’égalité avec la direction.

Ce message est le premier diffusé par le SNJ dans le cadre défini par le protocole préélectoral.)

SNJ : le vote efficace pour vous défendre !

Depuis les dernières élections, en avril 2008, vos représentants du SNJ, élus au CE, au CHSCT et délégués du personnel, ont défendu sans relâche les intérêts des salariés. Et ces deux années ont été particulièrement agitées.

Sur les plans éditorial, managérial et financier, la crise a rendu plus dures encore les méthodes Roularta : le bien mal nommé Plan de sauvegarde de l’emploi a fait disparaître une soixantaine de postes en février 2009. La très grande majorité des partants n’a pas été remplacée. Côté direction, le bricolage et l’improvisation ont été la règle, dans le management des équipes comme dans la stratégie d’entreprise. L’austérité salariale, la dégradation des conditions de travail, le stress, la baisse de qualité des titres, l’abus de stagiaires... tout cela a continué.

Autres faits marquants : la dénonciation de l’accord 35 heures, la liquidation d’Atmosphères, la mise sous tutelle de L’Expansion, dont la direction a été décapitée, le démantèlement de la documentation...

La « roulartisation » s’est poursuivie : la tendance au low cost, sur le modèle mis en place par Roularta en Belgique, a gagné du terrain : compétences et qualifications remises en question, collaboration accrue au Web sans concertation ni rémunération supplémentaire, « taylorisation » des tâches.

Enfin, après celles de Point de Vue, de Mieux Vivre et de Studio-Ciné Live, la fusion annoncée de L’Etudiant avec GER promet là aussi de s’accompagner de nombreuses destructions d’emplois.

Pigistes : le SNJ aux avant-postes

Au cours de leur mandat, les élus du SNJ ont bataillé pour défendre les pigistes dans les instances représentatives du personnel, au comité d’entreprise comme lors des réunions mensuelles des délégués du personnel du Groupe Express-Roularta. Ils se sont faits les porte-parole auprès de la direction de celles et de ceux dont le montant des piges avait subi une diminution notable, ou dont la collaboration avait été brutalement arrêtée, obtenant pour plusieurs d’entre eux de justes indemnités.

Avec FO, le SNJ a obtenu que les pigistes puissent être électeurs et éligibles sans condition de revenus pour ces élections des représentants du personnel. Si les pigistes peuvent voter aussi nombreux cette année, c’est aussi grâce aux négociations du SNJ menées sur un plan national.

A GER, nous continuons de réclamer l’application de la prime d’ancienneté pour les pigistes (conformément aux accords GER et au jugement de novembre 2009 sur le protocole d’accord national) et l’application aux pigistes des hausses de salaires collectives. De même nous demandons un barème de piges digne de notre entreprise et l’amélioration du droit à la formation.

Enfin, sur le plan national, le SNJ se bat aussi pour défendre les droits des pigistes dans toutes les rédactions et les instances de négociation paritaires. Le SNJ et FO ont ainsi fait condamner en justice, en novembre 2009, plusieurs des dispositions du protocole d’étape, remettant en question les droits des pigistes, signé notamment par la CFDT. Ce texte doit être renégocié pour renforcer les bases incontestables des droits légaux, conventionnels et statutaires des journalistes pigistes.

En votant nombreux pour nos candidates et nos candidats, vous aiderez les élus du SNJ à mieux défendre vos droits.

Pas touche aux RTT !

Fin 2008, la direction s’est attaquée aux accords 35 heures. Face à la forte mobilisation des salariés, elle d’abord reculé, puis a fini par les dénoncer au mépris des représentants des salariés : le comité d’entreprise n’a donné son avis qu’une fois les accords déjà dénoncés, et le comité d’hygiène et de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) n’a été ni informé ni consulté, comme le prévoit la loi.

Dernier cadeau empoisonné de la direction : repousser à fin juin l’échéance de l’accord RTT pour mieux imposer ses vues, loin des élections, avant les congés d’été, une période peu propice à la mobilisation. A cet égard, comment peut-on se vanter d’avoir fait reculer la direction alors que celle-ci avait prévu, dès le 19 janvier, dans un courrier à L’Etudiant, de repousser la négociation des 35 heures ?

Le SNJ n’a pas changé de position : fidèle à la mobilisation des salariés, il ne négociera pas à la baisse le nombre de jours de RTT en bradant ces acquis contre d’illusoires compensations.

Stress à tous les étages

Le PSE de février 2009 et la fermeture d’Atmosphères ont encore aggravé la situation de l’emploi dans le groupe, affaibli par la perte
de 138 postes de travail depuis fin 2001. Des équipes désorganisées, une charge de travail en hausse pour les restants : la dégradation des conditions de travail a engendré du stress à tous les étages, constaté aussi par la médecine du travail. Le SNJ veut qu’il soit mis fin à cette situation dont la direction est responsable. Un plan de prévention des risques psychosociaux, réclamé par le CHSCT, est déjà engagé avec la direction, et un diagnostic a été demandé à l’Aract (Association régionale pour l’amélioration des conditions de travail).

Convergences print/web : danger

Le SNJ exige le volontariat pour le travail multi-support (Web et papier) : personne ne doit y être contraint. Le SNJ réclame aussi des moyens : à travail supplémentaire, effectifs supplémentaires, et rémunération supplémentaire. Selon la loi, le journaliste professionnel est attaché à un titre : nul ne peut donc être contraint de collaborer à plusieurs titres. C’est sur ces bases que le SNJ participera à une éventuelle négociation, alors que la direction tente de passer en force.

« Passerelles », mutualisations : stop!

L’identité éditoriale, l’indépendance et le savoir-faire des équipes rédactionnelles doivent être respectés. C’est pourquoi le SNJ s’oppose aux mutualisations de services et aux « passerelles » entre titres. Ecrire pour le papier et le Web, réaliser des vidéos, faire des photos, transformer des secrétaires de rédaction en correcteurs, des rédacteurs en documentalistes... Il n’est pas possible, sous prétexte d’« agilité numérique », de tout faire, au risque de tout faire mal. Il est suicidaire de mettre en péril la qualité de nos titres et de nos sites, alors que c’est justement ce pour quoi nos lecteurs sont prêts à payer.

Pour une vraie politique salariale

Depuis 2002, la direction ne garantit plus de hausse des salaires collective au moins égale à l’inflation et distribue des primes et des augmentations individuelles dans l’opacité. Le SNJ réclame la fin de ces pratiques à la tête du client et demande une politique salariale privilégiant les hausses collectives, la réduction des inégalités entre hommes et femmes, la revalorisation des salaires d’embauche et des piges. Lors de la négociation 2010, le SNJ a réclamé 100 euros pour tous. La réponse de la direction a eu le mérite de la clarté : zéro euro.

Des entraves à répétition

La direction n’a cessé de montrer son mépris des institutions représentatives du personnel en multipliant les délits d’entrave : réunions des délégués du personnel non convoquées, comité d’entreprise et CHSCT informés alors que les décisions sont déjà prises, « arrangements » hors des réunions officielles... Ces pratiques détestables doivent cesser. Les instances représentatives du personnel doivent être au service de la mobilisation des salariés et non pas être utilisées pour la contrecarrer.

Libérez la messagerie!

La direction refuse le libre accès de la messagerie aux syndicats. Elle leur accorde 6 messages chacun durant les 15 jours de campagne : le SNJ réclame sa totale liberté d’utilisation. Nous devons pouvoir communiquer aux salariés sur un pied d’égalité avec la direction.

Le SNJ, premier syndicat de journalistes

Le Syndicat national des journalistes (49,59 % des voix aux dernières élections à la Commission de la carte, un score obtenu face à six listes concurrentes) est le plus présent dans les entreprises de presse, les négociations et les instances nationales où sont défendus les droits et intérêts des journalistes. Il met à leur disposition, qu’ils soient syndiqués ou non, des permanences (juridique, emploi, pigistes, etc.) et de nombreux services pratiques ainsi qu’un site Internet : www.snj.fr

• Le blog du SNJ de GER : http://snjexpress.hautetfort.com

• SNJ 33, rue du Louvre, 75002 Paris. Tél. : 01 42 36 84 23

 

100317snjElec.pdf

17 mars 2010

La rédaction de L'Expansion cesse la grève mais reste vigilante

L'Expansion, qui était en grève depuis le vendredi 12 mars, a mis fin à ce mouvement.
Mardi 16 mars en fin de journée, le personnel réuni en assemblée générale a voté la reprise du travail, après avoir pris connaissance des dernières propositions de la direction.
Il n'est désormais plus question de la suppression du poste de rédacteur en chef technique, qui a avait motivé la mobilisation des salariés, mais de sa « suspension ». De plus, une concertation a été obtenue concernant la réorganisation de la rédaction.

La mobilisation a donc payé. Durant ce conflit, la détermination des salariés n'a jamais faibli, comme l'attestent les votes quasi unanimes pour la poursuite de la grève, renouvelés lors de toutes les AG de la rédaction.

Un des temps forts de la mobilisation s'est produit mardi matin, quand les salariés de L'Expansion, rejoints par des salariés de L'Express, de L'Etudiant, de L'Entreprise ou encore de Mieux Vivre, sont allés perturber la conférence de presse de Rik de Nolf, le PDG de Roularta, venu présenter les résultats du Groupe. Banderoles, slogans hostiles à la direction...

Ce mouvement historique à L'Expansion montre qu'il est possible de stopper la machine Roularta. Un coup d'arrêt d'autant plus important que L'Expansion est à l'avant-garde de la « roulartisation » (suppressions de postes, réduction des moyens, travail supplémentaire et non rémunéré pour le Web et pour L'Express, mutualisations...), à l'œuvre dans tous les titres du Groupe, dont les salariés subissent les conséquences au quotidien, par un surcroît de travail, du stress et de la démotivation.

16 mars 2010

Non à l'étranglement de L'Expansion !

L’Expansion poursuit sa grève entamée le vendredi 12 mars, à la suite de l’annonce de la suppression du poste de rédacteur en chef édition. La rédaction du magazine réclame le maintien de ce poste, indispensable au bon fonctionnement du mensuel. En arrêtant le travail, les salariés expriment leur ras-le-bol d’une situation qui ne cesse de se dégrader depuis des mois.

Après les départs non remplacés de journalistes, l’éviction d’Alain Louyot, directeur de la rédaction, et celle de Katherine Menguy, directrice déléguée, en octobre dernier, cette fois c’est au tour du poste de rédacteur en chef édition d’être visé.

Pour justifier cette décision, la direction invoque des raisons économiques et la nécessité d’améliorer l’organisation du magazine. Or, c’est l’inverse qui va se produire avec la suppression de ce poste clé, avec, en prime, une surcharge de travail
pour les salariés restants.

La direction reste dans le flou, incapable de dire comment et avec qui sera concrètement réalisé demain le magazine. Cette prétendue « nouvelle organisation », à effectifs et moyens réduits, risque de conduire, à terme, à la réalisation d’un Expansion low cost, alors que la direction affiche de grandes ambitions, en programmant le lancement d’une nouvelle formule dès le mois prochain.

En l’espace de 5 ans, L’Expansion a perdu l’équivalent de 9 postes à plein temps, soit 25 % de ses effectifs, pour une charge de travail qui s’est alourdie, la rédaction étant « invitée » à contribuer toujours plus au Web et à fournir des papiers à L’Express. Les renforts ont été réduits. Le recours à un bataillon de stagiaires pour pallier les sous-effectifs est devenu la règle. Tous les budgets ont été rabotés dont celui, vital, de la promotion, insignifiant depuis près de 2 ans.

L’Expansion apparaît de plus en plus comme le laboratoire de la « roulartisation », qui promet de se déployer dans notre groupe (mutualisations, low cost, newsroom, salariés multitâches...).

Ensemble, mettons un terme à ce processus qui menace nos emplois, notre santé, nos conditions de travail et la qualité de nos titres

Les organisations syndicales du site de Châteaudun (CFDT, CGT, FO et SNJ de GER, CFDT et CGT de L’Etudiant) soutiennent sans réserve la grève de L’Expansion et réclament le maintien du poste de rédacteur en chef édition. Elles appellent les salariés à venir soutenir leurs collègues de L’Expansion qui manifestent, à 11 heures, devant la salle du Conseil, à l’occasion de la conférence de presse de Rik de Nolf, et devant les entrées du bâtiment.

Le 16 mars 2010

CFDT  CGT  FO  SNJ


100316expansion.pdf

15 mars 2010

L'Expansion poursuit la grève

Lundi 15 mars, la rédaction de L'Expansion, réunie en assemblée générale (AG), a voté à la majorité absolue (26 oui, 1 non et 1 blanc) la poursuite de la grève décidée vendredi 12. 
L'AG a renouvelé sa revendication : le maintien du poste clé de rédacteur en chef technique et de son titulaire. Elle demande aussi des négociations sur le fonctionnement du magazine.

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L'Expansion en grève : le SNJ partie prenante

Le Syndicat national des journalistes (SNJ), première organisation de la profession, est partie prenante de la mobilisation des salariés de L'Expansion contre l'étranglement du magazine économique.

Le SNJ condamne, à L'Expansion comme partout dans le groupe, la politique de la direction et de l'actionnaire de Groupe Express Roularta, uniquement préoccupés des résultats financiers, et leur absence totale de stratégie et de volonté de défendre une information de qualité et l'avenir des titres.

La section SNJ de GER

12 mars 2010

L’Expansion en grève

Après l'annonce de la suppression du poste de rédacteur en chef technique du magazine – un poste clé pour le fonctionnement du journal –, la rédaction de L'Expansion réunie en assemblée générale vendredi matin, à l’initiative de la Société de la rédaction, a décidé de cesser aussitôt le travail.

Cette grève a reçu le soutien de la CGT de L’Etudiant et celui du syndicat FO (voir ci-après). La rédaction réclame le maintien du poste menacé et les moyens nécessaires à la réalisation des objectifs ambitieux de la nouvelle formule, actuellement en préparation.

En fin de journée, trois représentants de la direction sont venus s’expliquer devant les salariés.

Principal motif invoqué pour justifier la suppression du poste de rédacteur en chef technique : des raisons économiques (le déficit du journal, la baisse de la diffusion et de la publicité). Or, jamais les instances représentatives du personnel n’ont été informées d’une situation si urgente qu’il faille immédiatement supprimer un poste clé pour la réalisation du journal. Une opération menée dans l’urgence et dans l’improvisation, puisque la direction nous demande de patienter « une dizaine de jours » avant de nous communiquer la nouvelle organisation du titre.
De plus, cette décision intervient à deux semaines du lancement d’une nouvelle formule très éditée et dont la rédaction vient à peine de découvrir les premières ébauches.

Autre raison avancée : « l’effet entonnoir », provoqués par la centralisation des informations et des décisions par une seule personne. Or c’est justement cette centralisation, que la direction considère à tort comme un « goulot d’étranglement », qui permet la sortie du magazine en temps et en heure. Car nous devons jongler avec une rédaction en chef dont une partie de l’emploi du temps est consacrée à d’autres activités que le magazine, et des rédacteurs débordés, fortement incités à fournir, en plus, du contenu pour le site Web de L’Expansion, voire même des papiers pour L’Express.

Au lieu d’un fonctionnement centralisé, on nous propose désormais de faire preuve « d’initiative et de créativité » : les chefs de service et les rédacteurs devront avoir un « rapport direct » avec les maquettistes et les secrétaires de rédaction, ce qui risque de rendre ingérables le suivi de la réalisation des pages, chacun faisant son propre journal.

Cette soi-disant « nouvelle organisation » camoufle à peine l’obsession de nos dirigeants sous l’ère Roularta : celle de faire toujours plus d’économies en réduisant les effectifs et en rendant les équipes toujours plus productives, sur fond d’austérité salariale.

A l’issue d’une heure d’entrevue, où la direction a rejeté notre demande de maintien du poste, promettant seulement une réorganisation de la rédaction en chef et des renforts, les salariés ont décidé de se donner rendez-vous, lundi matin à 10 heures pour décider de la suite à donner à leur action.

 

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L'Expansion en grève : soutien de la CGT de L'Etudiant

“Paris, le 12 mars 2010

Aux salariés de l’Expansion en grève

Nous avons appris que vous vous êtes mis en grève aujourd’hui, vendredi 12 mars. Nous avons aujourd’hui encore plus la certitude que nous ne sommes pas seuls à rejeter la politique du presse-citron de nos directions.
« Des emplois supprimés, des effectifs qui fondent, des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader, une baisse continuelle des moyens, la fermeture ou la vente des titres, le blocage des salaires, des déménagements, la remise en cause de nos acquis »… (tract «Stop à la roulartisation», signé par tous les syndicats en octobre 2009), ce n’est qu’avec des actions fortes comme la vôtre aujourd’hui que nous arriverons à gagner sur nos revendications.
Bravo à vous, vous avez toute notre solidarité.
À bientôt tous ensemble.

La CGT de l’Etudiant”

 

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L'Expansion en grève : soutien de FO

“Le 12 mars 2010.

A tous les collaborateurs de L'Expansion,

Le syndicat FO, représentée par Andrée Hazan, déléguée syndicale, soutient l'action de la Société de la rédaction de L’Expansion.

Pour Force Ouvrière, Andrée Hazan, déléguée syndicale.”

L’Expansion en voie d'étranglement

En l’espace de cinq ans, L’Expansion a perdu
– un directeur de la rédaction (Alain Louyot) ;
– une directrice déléguée (Katherine Menguy) ;
– un directeur adjoint de la rédaction (Vincent Giret) ;
– une assistante (Marie-Françoise Paris)
– quatre rédacteurs (Laurent Barbotin, Gilles Tanguy, Marc Landré, Jean-Luc Barberi) ;
– un demi-poste de réviseur (Lucie Lacroix) ;
– un demi-poste de SR ;
– un quart de poste de maquettiste.
Les renforts de pigistes (à la rédaction comme à la réalisation) ont été notablement réduits. Le recours aux services de stagiaires est devenu la règle. Tous les budgets ont été rabotés dont celui, vital, de la promotion, désormais insignifiant. Partir en reportage devient une gageure. La pagination et le tirage de L’Expansion ne cessent de diminuer. De plus, la rédaction est invitée, avec des forces qui s’amenuisent, à travailler toujours plus en collaborant bénévolement au Web et en fournissant des papiers à L’Express.

20 février 2010

Débat public : “Souffrance au travail chez les journalistes”

La section régionale Ile-de-France du SNJ, à l'occasion de son Assemblée générale annuelle, organise un débat public

Souffrance au travail

Journalistes, quand le travail fait mal

Jeudi 11 mars 2010 à 18h30

au CFPJ, 35 rue du Louvre, Paris 2e

Pour en savoir plus, voir le site du SNJ Ile-de-France.