Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

02 décembre 2011

1er décembre 2011 : une grève pour L'Expansion, une grève pour l'emploi

Grève du 1er décembre 2011

Sauvegarder L’Expansion pour sauver des emplois

La grève du jeudi 1er décembre a été très suivie à GER, notamment à L'Expansion et à L'Express, les premiers concernés par le projet du nouvel Expansion présenté par Christophe Barbier.

Le Web a aussi rejoint la grève, comme Studio, pourtant en bouclage, ainsi que la fabrication. Ce qui montre le profond malaise concernant les conditions de travail dans l’ensemble du groupe.

La direction a reçu vendredi matin les délégués syndicaux, la SDJ de L'Express et la SDR de l'Expansion pour leur proposer un moratoire sur la restructuration de L'Expansion. Une négociation s’ouvre le lundi 5 décembre dont le terme est fixé au 17 décembre prochain.

Une AG s’est tenue vendredi à L'Expansion. Il y a été beaucoup question des intérêts convergents des rédactions de L'Expansion et de L'Express : plus les effectifs et les moyens affectés à L'Expansion seront importants et plus la rédaction de L'Express, qui ne veut pas et ne peut pas en faire davantage, la soutiendra.

27 novembre 2011

"« L'Expansion » : vers une rédaction commune avec « L'Express »" ("Les Echos")

Lu dans "Les Echos" (27 novembre 2011) :

"Christophe Barbier, directeur de la rédaction de « L'Express », prévoit d'alléger et de « refroidir » « L'Expansion », qui n'aura plus de rédaction propre au titre.

Après plusieurs mois d'incertitude, les dirigeants du groupe Express-Roularta ont décidé du sort de « L'Expansion ». Vendredi, Christophe Barbier, le directeur de la rédaction de « L'Express », a présenté son projet au cours d'un comité d'entreprise : il prévoit de transformer, dès février prochain, « L'Expansion » en un mensuel « très refroidi » et allégé.

Réduit à 90 pages (hors numéros spéciaux), au lieu de 120-130 aujourd'hui, il accordera une place plus large aux chroniques ou bonnes feuilles de livres ; les pages actualité seront supprimées ; l'accent sera mis sur la macroéconomie, au détriment de la microéconomie et des reportages. « Le succès de "XXI" ou des livres d'économie montre qu'il y a une vraie demande de textes longs, pour analyser et comprendre l'économie », explique Christophe Barbier aux « Echos ». « L'Expansion est une grande marque, qui a une carte à jouer. »

Vives inquiétudes

Mais la décision la plus frappante est celle de supprimer la rédaction de « L'Expansion ». Un certain nombre des 30 journalistes de « L'Expansion », au mimimum cinq, rejoindront la rédaction de « L'Express », au sein des services économie mais aussi France ou monde. C'est cette rédaction renforcée qui réalisera le nouveau mensuel, sous la responsabilité de Christophe Barbier et de Christine Kerdellant, actuelle directrice de la rédaction de « L'Expansion » (et directrice adjointe de la rédaction de « L'Express »). Elle sera aussi chargée d'alimenter les sites Internet des deux titres et de réaliser, comme aujourd'hui, des hors-séries ou des livres.

Les autres journalistes de « L'Expansion » seront, pour certains, affectés à la réalisation de lettres confidentielles sectorielles mensuelles. Jean Weiss, patron du pôle médias spécialisés, a évoqué quelques pistes, mais le projet reste encore très flou selon les journalistes présents.

Enfin, ce plan prévoit un certain nombre de départs. Alors qu'il était question de 9 licenciements économiques, on s'oriente plutôt désormais vers un guichet de départs volontaires, ouvert à tout le groupe. L'objectif de ce plan est de supprimer un foyer de pertes, alors que le mensuel a perdu 10 millions d'euros sur les cinq dernières années selon ses dirigeants. « Le problème essentiel de "L'Expansion", c'est sa structure de coûts », avance Christophe Barbier.

Comme l'ensemble des magazines économiques, le titre a aussi vu ses ventes s'éroder depuis 2007 : sa diffusion a baissé de 14 % depuis quatre ans, à 137.412 exemplaires (- 16 % pour « Capital », à 321.818 exemplaires, - 11 % pour « Challenges », à 230.709). Mais les salariés sont pour le moment sceptiques sur ce projet, craignant que « L'Expansion » ne devienne un titre low cost et ne perde encore des ventes. La perspective d'une rédaction commune suscite également de vives inquiétudes, y compris parmi les salariés de « L'Express ». Une assemblée générale doit se tenir demain, pour évoquer l'ensemble de ces sujets."

26 novembre 2011

Non au dépeçage de L'Expansion !

Non au dépeçage
de L’Expansion !

Assemblée générale

le mardi 29 novembre à 11 h 30,
au sixième étage

Mercredi 16 novembre, la rédaction de L’Expansion a rencontré Corinne Pitavy, Christophe Barbier et Eric Matton qui lui ont fait part de nouveaux projets dont les conséquences sociales et éditoriales s’annoncent excessivement lourdes.

La rédaction de L’Expansion disparaîtra en tant que telle, quelques-uns de ses membres rejoindront L’Express, d’autres seront affectés à des lettres professionnelles encore à inventer, les autres seront licenciés.

Le «nouvel Expansion» devrait continuer à paraître sous la responsabilité de Christophe Barbier. Il sera réalisé par la rédaction de L’Express faiblement renforcée.

Nous avons compris que Roularta veut restructurer le groupe Express-Roularta et l’entraîner vers une inéluctable «low-costisation». La baisse de qualité de nos journaux qui s’en suivra est l’assurance de la mort lente des titres du groupe.

Les pertes de L’Expansion ne justifient pas les mesures annoncées. Le groupe Roularta a largement les moyens de présenter un projet qui assure le maintien d’une rédaction, garant de la qualité du titre.

La rédaction de L’Expansion, ainsi que l’ensemble des organisations syndicales, la société des rédacteurs de L’Entreprise et la société des rédacteurs de L’Etudiant, s’opposent à ces nouvelles orientations stratégiques.

Nous refusons le dépeçage de L’Expansion et ses conséquences sociales désastreuses.

Non à la casse sociale, non au « low-cost » !

CFDT  CGT  FO  SUD  SNJ
le 24 novembre 2011

24-11-2011 Non au dépeçage de L'Expansion.pdf

25 novembre 2011

"L'Expansion : inquiétudes autour d'une suppression de la rédaction" ("Les Echos")

Lu dans "Les Echos" (24 novembre 2011) :

"L'Expansion : inquiétudes autour d'une suppression de la rédaction"

"Les spéculations vont bon train avant le comité d'entreprise extraordinaire convoqué demain matin pour annoncer aux salariés le sort qui sera réservé à "L'Expansion". Dans un tract diffusé en interne, les syndicats s'inquiètent des mesures qui pourraient être annoncées : en particulier, ils évoquent la suppression de la rédaction du mensuel en tant que telle. « Quelques-uns de ses membres rejoindront L'Express, d'autres seront affectés à des lettres professionnelles encore à inventer, les autres seront licenciés », peut-on lire dans ce tract.

« Ce texte a été rédigé suite à une réunion entre Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L'Express, et les représentants de la SDR (sociétés des journalistes) de L'Expansion : les syndicats ont voulu lancer une alerte avant le CE de demain. Pour l'instant, il ne s'agit pas de décisions officielles, mais d'une crainte de la part des salariés », explique un salarié. L'idée, selon plusieurs sources internes, serait de transformer "L'Expansion" actuel en un magazine beaucoup plus froid, qui serait réalisé par la rédaction de "L'Express" sous la responsabilité de Christophe Barbier. La référence du magazine XXI, constitué de papiers longs et de reportages au long cours, a été évoquée."

24 novembre 2011

"L’Expansion" sérieusement « refroidi »

Le comité d’entreprise du vendredi 24 novembre a été consacré à l’information-consultation sur le projet de restructuration de L’Expansion, la présentation d’un nouveau projet éditorial pour le magazine et le projet de lettres spécialisées. "L’Expansion", privé de rédaction propre, ferait demain rédaction commune avec "L’Express".

Dans l’après-midi, Christophe Barbier est revenu, en présence de la la SDJ de "L'Express", de la SDR de "L'Expansion" et des délégués syndicaux du groupe, sur son projet de nouveau magazine « allégé » et « refroidi », avec moins d’enquêtes et beaucoup de pages « faciles à faire », avec des tribunes, des traductions et des « bonnes feuilles ».

Cinq rédacteurs de "L’Expansion" seraient intégrés à la rédaction de "L'Express". Le nouveau mensuel serait dirigé par Christine Kerdellant et Bruno Abescat, le chef du service Economie de "L'Express". Une direction qui risque de très peu s’impliquer dans ce projet. En revanche, on comprend que la mini-rédaction de "L’Expansion" devrait en faire beaucoup plus.

La rédaction technique de "L’Expansion" serait intégrée à celle de "L’Express", mais Christophe Barbier a reconnu qu'il faudrait encore prévoir des renforts. Il a précisé que le supplément de "L’Expansion" "Tendances" (4 numéros pas an) serait externalisé mais placé sous l'autorité de l'équipe de "Styles".

Il n'a pas évoqué le pôle de lettres professionnelles, dirigé par Jean Weiss ("L’Etudiant"), censé repêcher plusieurs journalistes de "L’Expansion", mais ce projet est dans un tel état d'impréparation que ceux qui y seraient transférés ont du souci à se faire pour leur avenir.

Le projet de la direction semble surtout destiné à mutualiser les rédactions de "L’Express" et de "L’Expansion". Christophe Barbier a expliqué que son rêve serait de créer un immense "open space" à l’étage occupé par "L’Express", avec une rédaction écrivante et technique chargée de « travailler sur tout », à tous les rythmes, indifféremment pour le quotidien (le Web), l'hebdo ("L'Express", "Styles", les régionaux) le mensuel ("L'Expansion"), les hors-série, les spéciaux. Un vrai cauchemar pour les salariés de GER.

17 novembre 2011

La rédaction de l'Expansion : "Nous refusons le dépeçage de L’Expansion et ses conséquences sociales désastreuses"

La rédaction de l'Expansion : "Nous refusons le dépeçage de L’Expansion et ses conséquences sociales désastreuses"

Motion adoptée le 17 novembre 2011 par l’assemblée générale de la rédaction de L'Expansion

« Mercredi 16 novembre la rédaction de l’Expansion a rencontré Corinne Pitavy, Christophe Barbier et Eric Matton qui lui ont fait part de nouveaux projets dont les conséquences sociales et éditoriales, cette fois, s’annoncent excessivement lourdes.

La rédaction de l’Expansion disparaîtra en tant que telle, quelques uns de ses membres rejoindront L’Express, d’autres seront affectés à des lettres professionnelles encore à inventer, les autres seront licenciés.

Le « nouvel Expansion » devrait continuer à paraître sous la responsabilité de Christophe Barbier. Il sera réalisé par la rédaction de L’Express faiblement renforcée.

Nous avons compris que Roularta veut restructurer le groupe Express-Roularta et l’entraîner vers une inéluctable « low costisation ». La baisse de qualité de nos journaux qui s’en suivra est l’assurance de la mort lente des titres du groupe.

Les pertes de L’Expansion ne justifient pas les mesures annoncées. Le groupe Roularta a largement les moyens de présenter un projet qui assure le maintien d’une rédaction, garant de la qualité du titre.

La rédaction de L’Expansion, l’ensemble des organisations syndicales, (d’autres à venir) s’opposent à ces nouvelles orientations stratégiques.

Nous refusons le dépeçage de L’Expansion et ses conséquences sociales désastreuses. Et appelons à une assemblée générale le mardi 29 novembre 2011 à 11h30. »

16 novembre 2011

"L’Expansion" réduit d’un tiers

Lors du Comité d’entreprise (CE) extraordinaire du 16 novembre, la direction de GER a annoncé qu’elle envisageait de procéder à 9 licenciements économiques « au plus » dans le groupe, indiquant qu’elle souhaitait éviter un Plan (dit de) de sauvegarde de l’emploi - PSE (obligatoire à partir de 10 suppressions de postes sur une période d’un mois).

Le mensuel serait maintenu sous une forme « allégée » (90 pages au lieu de 120, 10 numéros par an au lieu de 11). Une partie des 16 rédacteurs actuels du magazine serait affectée à une "cellule d’expertise économique", en compagnie des rédacteurs du service Economie de L’Express. Cette « newsroom » contribuerait aux deux titres, sur le print et sur le web.

Un projet de lettres confidentielles, intégré au pôle « média spécialisés » de GER ("L’Étudiant", "L’Entreprise", "Mieux Vivre-Votre Argent"), dirigé par Jean Weiss, doit permettre de reclasser une partie des salariés de L’Expansion, et empêcher le nombre de licenciements d’atteindre les 10, et donc éviter un PSE.

En filigrane de ces annonces se profile le licenciement d’un tiers des 27 salariés de L’Expansion.

02 novembre 2011

Les syndicats dénoncent la répression contre leurs responsables nationaux dans leurs entreprises

SNJ, CFTC, CFDT, SNJ-CGT, SGJ-FO et CGC ont publié le 1er novembre un communiqué commun :

Les syndicats signataires, SNJ, CFTC, CFDT, SNJ-CGT, SGJ-FO et CGC, dénoncent les multiples pressions à l’encontre de responsables nationaux dans leur entreprise visant à les empêcher d’exercer librement leurs mandats dans les négociations de branche et les instances paritaires. [...]

Des situations de cet ordre ont été observées à France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5, France O et Outremer 1ère), France 24, Canal Plus, Radio France, Virgin Radio, l’AFP, Associated Press, Thomson-Reuters, Roularta L’Express, L’Equipe, France Soir, La Dépêche du Midi, Le Dauphiné Libéré, Le Républicain Lorrain, Publihebdos (presse locale et régionale), Prisma Presse (Capital…), GRM (Le Revenu…), EED (LotoFoot mag…), Le Quotidien du Médecin, Editialis (presse pro), parmi d’autres. [...]

Lire tout le Communiqué intersyndical. Qualité de l’information et répression antisyndicale généralisée !.

Lire aussi le communiqué du SNJ (28 juin 2010) L’Express contre la liberté d’expression syndicale.

16 octobre 2011

“« L'Expansion » n'est plus à vendre”

Lu sur lesechos.fr (12 oct. 11)

« L'Expansion » n'est plus à vendre

Au cours d'un comité d'entreprise ce matin, les salariés de l'Expansion ont appris que le mensuel économique n'était plus à vendre et devrait trouver une solution interne

Lire la suite sur lesechos.fr

07 octobre 2011

Arrêt de travail mardi 11 octobre

Motion votée
à l’unanimité
par l’assemblée générale des salariés de GER

Les participants à l’assemblée générale du 6 octobre 2011, ayant pris connaissance des débats du dernier comité d’entreprise et des récents développements autour de l’avenir de L’Expansion :

  • s’indignent de l’absence de réponses précises apportées par la direction du groupe quant au devenir du mensuel économique et exigent ces réponses. Quatre mois après l’annonce de la décision de procéder à la vente ou à la restructuration du titre, il est inacceptable de laisser les salariés concernés dans une telle incertitude ;
  • refusent que les difficultés d’un journal, dans un contexte de crise de la presse magazine, soient supportées par les seuls salariés à coups de licenciements ;
  • dénoncent la logique purement financière privilégiée par l’actionnaire, qui vise à traiter tout foyer de perte éventuel dans l’entreprise par des suppressions de postes, sans aucune stratégie de développement.

Ils appellent l’ensemble des salariés du groupe, journalistes, cadres et employés, à exprimer avec force leur refus de toute casse sociale à l’Expansion comme ailleurs en cessant le travail et en se rassemblant dans le hall du 23 rue de Châteaudun,
le mardi 11 octobre de 11 heures à 13 heures, veille du comité d’entreprise.

CFDT, CGT, FO, SNJ, SUD
avec la Société des rédacteurs de L’Expansion,

la Société des rédacteurs de L’Etudiant,
la Société des journalistes de L’Entreprise.

 

111006gerAGmotion.pdf

 

05 octobre 2011

Assemblée générale des salariés le 6 octobre. Continuons à nous mobiliser pour nos emplois !

465 signatures à la pétition !

CONTINUONS À NOUS MOBILISER
POUR NOS EMPLOIS !

Vous avez été 465, soit les deux tiers de l’effectif de GER, à signer la pétition pour la défense de l’emploi à L’Expansion et dans l’ensemble du groupe : merci de votre mobilisation !

Vos élus se sont présentés au Comité d’entreprise le jeudi 29 septembre forts de ce soutien massif. Première surprise : la direction ne s’attendaitmanifestement pas à un tel succès de la pétition. Deuxième surprise : contrairement à ce qu’elle avait laissé entendre, la direction n’avait strictement rien de neuf à communiquer aux élus, alors même que la presse bruisse de rumeurs sur un rachat de L’Expansion.

Ça suffit !

Ce silence et la logique purement financière que la direction et l’actionnaire mettent en œuvre, à L’Expansion comme ailleurs, sont de vraies menaces pour nos métiers. Pour envisager ensemble les actions àmener pour préserver nos emplois, participez à l’

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

DE TOUS LES SALARIÉS,
EMPLOYÉS, CADRES, JOURNALISTES

JEUDI 6 OCTOBRE À 12 HEURES

SALLE JJSS AU 6e ETAGE

Venez nombreux, nos emplois sont en jeu !

Les élus CFDT, CGT et SNJ, les sections FO et Sud,
la Société des rédacteurs de L’Expansion,

la Société des rédacteurs de L’Etudiant,
la Société des rédacteurs de L’Entreprise,
le 5 octobre 2011

 

111005ag.pdf

01 octobre 2011

Beytout (Les Echos) voulait racheter L'Expansion : il est viré !

Lu sur le site du Monde (29 septembre 2011) :

Francis Morel remplace Nicolas Beytout à la tête des Echos

[...] L'actionnaire ne partageait pas certains choix de M. Beytout. Celui-ci était en train de négocier l'achat du mensuel L'Expansion au groupe belge Express-Roularta. Son intention était de fusionner le mensuel économique, qui perd 2 millions d'euros par an, avec le mensuel Enjeu-Les Echos. [...]

L'ironie de l'histoire, si l'on peut dire, c'est que le successeur de Nicolas Beytout au groupe Les Echos est Francis Morel, qui avait été évincé du groupe Figaro début 2011 par l'actionnaire Serge Dassault... et remplacé par Marc Feuillée, jusqu'alors président du Groupe Express-Roularta, propriétaire de L'Expansion.

22:28 Publié dans Presse | Tags : actionnaire, l'expansion

19 septembre 2011

Tous ensemble, défendons nos emplois ! (pétition)

A L’Expansion comme ailleurs,

TOUS ENSEMBLE, DÉFENDONS NOS EMPLOIS !

SIGNEZ MASSIVEMENT LA PÉTITION !


Cédés, fusionnés, « allégés » ? Les salariés de L’Expansion sont toujours dans l’ignorance du sort qui leur est réservé. Une chose est sûre : quelle que soit l’hypothèse retenue, de nombreux postes seraient menacés. Pour dire non à la casse sociale, mais aussi pour éviter que L’Expansion ne soit le prélude à d’autres coups bas dans le groupe, les élus du CE et les salariés de L’Expansion vous appellent à signer massivement la pétition pour la défense de l’emploi.

Au début de l’été, la direction faisait part de sa volonté de « réfléchir » à l’avenir de L’Expansion.
Depuis, aucune information n’a filtré…en tout cas à GER, car la presse spécialisée se fait déjà l’écho (sic) d’une possible vente du titre.

Info ou intox ? Lors du CE du 26 août, la direction, tout en reconnaissant discuter avec des repreneurs potentiels, disait n’avoir pas écarté ses autres hypothèses : un journal « allégé » (à commencer par ses effectifs), ou un rapprochement avec L’Express (aux conséquences sociales encore plus lourdes). Tout
laisse craindre que c’est dans lemême esprit que seraient conduites les négociations avec un repreneur : le prix d’un journal, c’est aussi samasse salariale...

Pour se justifier, la direction pointe les résultats, très déficitaires selon elle, de L’Expansion. C’est justement pour le vérifier que vos élus ont déclenché la procédure de droit d’alerte : le rapport de nos experts n’est pas encore bouclé, mais de premiers éléments laissent penser que la réalité est moins tranchée.

En effet, si le résultat de L’Expansion est négatif, il le serait dans des proportions que GER peut supporter : en clair, la situation de L’Expansion ne nous conduit pas au dépôt de bilan, loin de là (rappelons que notre groupe n’est pas en perte, et que Roularta vient de distribuer 6 millions d’euros à ses actionnaires) ! Il ne peut donc pas être question de sacrifier les emplois des salariés de L’Expansion sur l’autel des résultats financiers de Roularta Media Group.

Il est, de plus, à craindre que la direction et l’actionnaire ne fassent de cet épisode un test grandeur nature sur la réactivité des salariés de GER : si rien ne bouge, pourquoi ne pas aller plus loin et, demain, pointer tel ou tel « foyer de pertes » à éradiquer au plus vite ? C’est pour toutes ces raisons que nous appelons tous les salariés du groupe à signer la pétition qui sera présentée au prochain comité d’entreprise, le 29 septembre.

Pour dire votre refus de la casse sociale, deux moyens : remettre le coupon ci-dessous à un élu de votre choix ou venir signer lors de la journée de collecte des signatures, le jeudi 22 septembre, dans les deux halls de l’entreprise, de 9 heures à 18 heures.

Les élus CFDT, CGT et SNJ,
la Société des rédacteurs de L’Expansion,

la Société des rédacteurs de L’Etudiant,
la Société des rédacteurs de L’Entreprise,
le 16 septembre 2011

---- 

A L’Expansion comme ailleurs, PRIORITE AUX EMPLOIS !

Inquiets des déclarations de la direction sur la situation de L’Expansion, les salariés du groupe, tous services et rédactions confondus, s’indignent que des suppressions massives d’emplois puissent être envisagées. Ils réclament que, quelle que soit l’hypothèse retenue, l’emploi de tous, journalistes, cadres
et employés, soit une priorité absolue. Ils déclarent qu’ils s’opposeront avec force à toute « solution
» qui ne placerait pas l’emploi au coeur de ses préoccupations.


NOM    PRENOM    SERVICE/REDACTION    SIGNATURE

 

110916lexpansionPetition.pdf

07 septembre 2011

Salaires : appliquons le modèle belge !

En cette période de crise, l’économie belge affiche une croissance insolente, « à faire pâlir le reste de l'Europe ».

Le Figaro (17 août 2011) diagnostique :

« La Belgique n'a pas encore commencé l'assainissement de ses finances publiques, et l'absence de mesures d'austérité a sans doute aidé à maintenir la demande intérieure, selon Philippe Ledent, économiste chez ING. L'indexation automatique des salaires sur l'inflation a également permis d'atténuer le choc lié à la hausse des prix. »

A contario, Rik de Nolf, patron du groupe belge Roularta, propriétaire en France de Groupe Express-Roularta (GER), déclarait en mars 2009 (Le Monde, 24 mars 2009) que le système social français se caractériserait par

« la difficulté de licencier des gens dans un pays où presque chacun est syndiqué et où l'on peut déclencher des grèves à la moindre inquiétude ».

La solution est simple : appliquer à GER la recette de l'indexation automatique des salaires sur l'inflation, qui réussit tant à l’économie belge.

23:05 Publié dans Presse | Tags : actionnaire, grève, le vif, négociation, salaires

12 juillet 2011

Intéressement : une occasion manquée

Le SNJ a signé lundi 11 juillet 2011 l’accord sur l’intéressement.

Le SNJ a toujours été extrêmement méfiant à l'égard des formes de rémunération des salariés fondées sur les résultats de l'entreprise (intéressement, participation…) : elles sont aléatoires ; creusent les déficits des régimes sociaux (retraites, maladie, etc.) puisque les cotisations sociales sont allégées ; et surtout elles encouragent la recherche de profits financiers à court terme, donc les suppressions d’emploi, l’austérité et l'aggravation des conditions de travail : plus nous serons rentables – et moins nous serons nombreux – et plus la prime d’intéressement sera valorisée !
Avec la « carotte » de l’intéressement ou de la participation (voire pire encore, puisqu’un Perco - plan d’épargne retraite collectif - est envisagé), on fait croire aux salariés qu'ils ont intérêt à la restriction des « coûts », les plans « sociaux » (PSE), la suppression d'activités et d'emplois, la stagnation des salaires...
Toutes « recettes » privilégiées à GER depuis 2006 par son actionnaire Roularta, dont l’objectif d’un taux de rentabilité à deux chiffres n’a pas changé malgré la crise économique.
Tous les salariés ont pu vérifier (et souffrir de) cette gestion à court-terme uniquement orientée vers les résultats financiers. Par exemple, hier, avec le PSE qui a vu le Groupe Express perdre un dixième de son effectif. Et aujourd’hui avec le projet de liquidation (plus ou moins brutale) de L’Expansion, en application d’un dogme selon lequel non seulement l’ensemble du groupe mais aussi chacune de ses entités ne saurait être déficitaire. « Il n’est pas normal que le reste du groupe finance une activité qui perd de l’argent », a-t-il été asséné, alors que dans de nombreux groupes de presse français c’est ce qui permet la survie de titres indispensables au pluralisme et à la diversité.
A cet égard, le SNJ ne partage pas l’analyse développée par d’autres syndicats lors du CE du 8 juillet 2011, selon laquelle des revendications auraient été « entendues par la direction », mais refusées par l’actionnaire. Nous avons lors de ce CE dénoncé le petit jeu tactique consistant (mais à quelle fin ?) à faire croire qu’il y a des « méchants » et des « gentils » (comme dans les commissariats des séries policières…). La direction représente l’actionnaire, les salariés n’ont pas deux mais un seul interlocuteur –  d’ailleurs la promotion, après le départ du précédent PDG, des hauts cadres du Groupe Express, illustre cette solidarité, tout à fait légitime dans une bonne « gouvernance »…

La méfiance du SNJ a été amplement justifiée par l’attitude de la direction, laquelle a expliqué ouvertement qu’elle privilégiait l’intéressement au détriment des salaires.
Alors que Roularta Media Group affiche des résultats « radieux » pour 2010, que ses actionnaires bénéficient de 6 millions d’euros de dividendes, lors de la négociation annuelle obligatoire (NAO), la direction de GER n’a proposé que des miettes à ses salariés : 0,50 % à 1,5 % d’augmentation.
Mais, quand, à l'issue d'une Assemblée générale du personnel (convoquée par le SNJ, Sud et FO), près de 300 salariés ont réclamé dans une pétition la réouverture de la négociation annuelle sur les salaires (NAO), la direction a refusé en renvoyant aux résultats des négociations sur l’intéressement et sur la création d’un Perco, qui, selon elle, « récompenseront » les efforts des salariés.
Les rémunérations non salariales sont donc un argument pour ne pas augmenter correctement les salaires.
Le SNJ n’a pas varié : la prime issue de l’intéressement ne peut remplacer l’absence de vraie revalorisation salariale collective. Le SNJ, Sud et FO (ces deux derniers n’étant pas représentés dans les négociations) n’accepteront jamais d’abandonner la revendication salariale pour d’hypothétiques revenus par l’intéressement ou des plans d’épargne.

Aujourd’hui, le résultat de la négociation sur l’intéressement montre la duplicité de la direction.
Dès 2007, le SNJ revendiquait l’attribution aux salariés de 35 % du résultat d’exploitation prévisionnel (Rex)
 du groupe pour 2007, l’équivalent d’un 14e mois pour tous. Cette année, dans la dernière ligne droite de la négociation, le SNJ demandait que le seuil de déclenchement soit de 1 million d’euros du résultat d’exploitation, et, avec les autres syndicats négociateurs, que le pourcentage du montant redistribuable aux salariés passe à 18%.
Or, le résultat de la négociation 2011 (10 % du résultat d’exploitation à condition qu’il atteigne 3 millions d’euros) sera loin de compenser ce que les salariés n’ont pas obtenu lors de la négociation salariale, et leur perte de pouvoir d’achat depuis des années. On peut même craindre, au vu des chiffres du groupe communiqués aux élus (avec les pertes de L’Expansion agitées comme un épouvantail), que ce seuil de 3 millions ne sera pas atteint cette année, et donc que personne ne touche d'intéressement. Donc les promesses sur l’intéressement que faisait miroiter la direction pour saper la mobilisation sur les salaires n’étaient qu’un marché de dupes. Tous ceux qui ont participé à cette intox portent une lourde responsabilité à l’égard des salariés.

Aussi, pour le SNJ, la négociation sur l’intéressement est un échec sur l'essentiel : concrètement, sur les sommes sonnantes et trébuchantes que les salariés sont en droit de revendiquer.

Il n'en reste pas moins que le pourcentage du résultat d’exploitation prévu pour les salariés est plus élevé que celui du précédent accord en vigueur.

De plus, lors d’une ultime réunion de négociation le 28 juin, la direction a répondu favorablement à trois revendications réitérées à plusieurs reprises par le SNJ, Sud et FO :

  • répartition égalitaire, non pas proportionnellement au salaire mais en fonction du temps de présence
  • accès à l'intéressement pour tous les pigistes ayant eu trois bulletins de paie dans l’année, sans condition de minimum de rémunération. Le SNJ désapprouve néanmoins qu’ « une prime d’un montant inférieur à 30 euros ne sera pas versée »
  • la participation et l’intéressement sont dissociés et peuvent être cumulés.

C’est pourquoi, lors du CE du 8 juillet, le SNJ a exposé son analyse et indiqué qu’il était dans l'état d'esprit de signer cet accord. Seul obstacle : l’absence dans le texte communiqué aux syndicats de l’avenant précisant les modalités de répartition. Ayant obtenu ce complément, le SNJ a signé l’accord sur l’intéressement 2011-2013, malgré tout très décevant sur l'essentiel.