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18 janvier 2010

Négociations : oui, mais pour quoi ?

Lors du CE du 18 décembre 2009, la question des négociations - passées, à venir, souhaitables ou non – a été abordée. Représentant syndical du SNJ, Eric Marquis s'est adressé en ces termes à la direction :

Ces dernières années les salariés ont beaucoup souffert : de moins en moins d’effectifs pour faire de plus en plus de choses, des conditions de travail et le pouvoir d’achat qui se dégradent. Donc, en réalité, la direction mène ses projets à leurs fins au détriment d’un certain nombre d’acquis du personnel.

S’agissant de votre volonté de globaliser les négociations, je rappelle que les acquis obtenus par les salariés au fil des années sont le fruit de leur combativité. Par exemple, sur les droits d’auteur, des journalistes sont allés devant les tribunaux, la jurisprudence a penché dans leur sens, et les directions ont enfin accepté de négocier. Quant aux 35 Heures, c’est une mobilisation des salariés et des syndicats qui a conduit à une loi.

Si la direction veut remettre tout cela sur la table, c’est pour revenir en arrière. D’où la prudence du SNJ.

En outre, certains sujets sont davantage prioritaires que d’autres. Par exemple, dans les entreprises où existe déjà un accord droits d’auteur, la loi laisse encore deux ans et demi pour négocier ; or, même s’il y a davantage de collaboration multimédia, il y aura toujours par ailleurs reprise sur le web d’œuvres publiées sur le papier.

L’échéance de l’accord 35 heures est plus proche, et les salariés veulent savoir quelle est l’organisation qui les attend. Mais s’il s’agit d’ouvrir une négociation sur la base « combien de jours de RTT en moins ? » le SNJ est en désaccord (voir CET : le SNJ ne bradera pas sa signature et Pas un jour de RTT ne doit être bradé).

En résumé, nous nous élevons contre la globalisation des problèmes. Le risque quand il y a plusieurs négociations simultanées, c’est d’entendre « je vous donne tant sur le multimédia, en échange je vous reprends tant sur le temps de travail. » A contrario, sur chaque dossier, si on demande plus aux salariés il faut leur donner quelque chose. Par exemple, sur le multimédia, si on demande aux salariés de travailler plus, il doit y avoir des compensations, et ce ne peut pas être les droits d’auteur, qui concernent non pas le travail mais la reprise des œuvres.

Sur le multimédia, voir “Compression numérique, compression journalistique ?”, une des contributions du SNJ aux Etats généraux de la presse.

30 octobre 2009

Haro sur les rebelles !

C’est à un véritable marathon de Comités d’entreprise (CE) que les représentants du personnel sont astreints par les processus de fusion et de « réorganisation » impulsés par la direction.

Lors des CE d’octobre, la direction a renouvelé son refus de fournir l’organigramme de l’entreprise, aussi bien passé qu’à venir !

Le 16 comme le 23 octobre, la direction a consacré l’essentiel de ses interventions à stigmatiser les élus du Groupe Etudiant qui manifesteraient une grande « hostilité » face aux projets de la direction. En effet, l’annonce de la fusion ayant été faite avant consultation des instances représentatives du personnel, les élus du Groupe Etudiant envisagent a juste titre un recours judicaire pour délit d’entrave.

La direction a très vite orienté la discussion sur le service Fabrication de L’Etudiant : « Nous ne connaissons pas l’organisation du service de fabrication de L’Etudiant » (16 oct. 09). Comme par hasard : c’est là que travaille la déléguée syndicale CGT de L’Etudiant !

Concernant les salariés de Studio Magazine, la direction affirme que leurs demandes « ne présentent pas de caractère urgent ».

La direction est pressée : aussi bien en ce qui concerne le Groupe Etudiant que Studio Magazine, elle demande que le CE de GER donne rapidement son avis.

Le Comité d’entreprise de GER estime qu’il ne doit donner son avis qu’après que les CE concernés auront donné le leur.

Le SNJ s’engage à ne pas dévier de cette position.

Les élus SNJ ont interrogé la direction sur la promotion du rédacteur en chef technique de L’Express. La succession n’étant pas décidée, cette annonce ajoute à la déstabilisation de ce service. Nous avons demandé si une offre d’emploi serait diffusée dans le groupe, à quoi la direction a répondu qu’elle ne procédait « pas de la sorte pour le management ».

25 octobre 2009

Retraites : CFDT-CGT signent avec la direction

Lors du CE du 23 octobre, la CFDT et la CGT ont signé avec la direction un accord sur les retraites complémentaires des journalistes. Le SNJ a annoncé qu’il ne le signait pas, car les dispositions prévues reviennent à accorder une plus grande part à la capitalisation au détriment de la répartition et donc la solidarité.

FO et la CFTC ont indiqué qu’ils suspendaient leur décision.

01:10 Publié dans Comité d'entreprise ou DUP | Tags : retraite

31 août 2009

Atmosphères : avis négatif du CE

Fin juillet, la direction prétendait que les conséquences sociales de la cessation de parution d'Atmosphères s'inscrivaient dans le cadre juridique d’un « petit licenciement économique collectif de moins de 10 salariés ». Faux, ont dû souligner à plusieurs reprises les représentants du personnel : les licenciements potentiels concernent bien plus que 10 salariés, compte tenu notamment des pigistes. Résultat : c'est un “plan social” (PSE) qui est à l'ordre du jour du Comité d'entreprise extraordinaire du 28 août.

Texte adopté à l'unanimité par le Comité d'entreprise lors de sa réunion extraordinaire du vendredi 28 août 2009.

« Le 28 août 2009, le Comité d’entreprise de Groupe Express-Roularta a été saisi par la direction d’une demande d’avis concernant son projet d’arrêt de la publication du mensuel Atmosphères et de conclusion d’un contrat de licence de la marque « Atmosphères » avec le groupe Prisma Presse, au profit de son mensuel Femmes.

Le comité d’entreprise a été informé le 27 juillet dernier de ce projet, en pleine période de congés, en l’absence de la plupart des élus.
Il est regrettable que cette information n’ait pas été communiquée plus tôt aux représentants du personnel comme aux salariés concernés. Alors que, ces derniers mois, les élus avaient été régulièrement alertés des indéniables difficultés du titre, il aurait été logique, et plus efficace, d’examiner la situation d’Atmosphères et d’envisager d’autres possibilités de réorganisation de son activité au moment du précédent PSE, en février dernier. Les élus ont pourtant, à plusieurs reprises, tenté d’obtenir des éclaircissements sur les projets de la direction à l’égard du magazine et de ses salariés. En vain…

La conclusion d’un accord avec Prisma Presse explique désormais la hâte avec laquelle la direction veut mettre en œuvre son contrat de licence, dès le numéro d’octobre de Femmes. Cette précipitation ne saurait cacher que la disparition d’Atmosphères est lourde de conséquences sociales : même si la direction assure qu’elle fera ses « meilleurs efforts » pour en reclasser une partie, il reste que 14 salariés en CDI et une vingtaine de pigistes sont concernés par la disparition du titre, une première dans l’histoire de notre groupe. Il est d’ailleurs scandaleux que des salariés aient été débauchés en 2008 afin de rejoindre et relancer Atmosphères, pour finalement se voir brutalement privés d’emploi seulement quelques mois plus tard.

Par ses hésitations de gestion et l’opacité des choix de sa politique sociale, la direction porte donc une grande responsabilité sur l’affaiblissement d’Atmosphères. Venant après un PSE qui s’est traduit par la suppression de plus de 10 % des effectifs du groupe, la disparition d’Atmosphères inquiète l’ensemble des salariés.

Pour ces raisons, le Comité d’entreprise de Groupe Express-Roularta choisit d’émettre un avis négatif sur ce projet. »

04 août 2009

Atmosphères : non à la liquidation à la va-vite

Vendredi 31 juillet, la réunion sur la situation d’Atmosphères entre la direction et les représentants du personnel (présents en cette période de vacances) a confirmé les craintes du SNJ. Notamment

- Sur le respect de la procédure

Le premier CE d’information-consultation s’était déjà tenu, le 27 juillet, dans l’illégalité puisque n’avaient pas été communiqués au préalable aux membres du CE, comme le prévoit la loi, les documents relatifs au projet de la direction.

Le 31 juillet, celle-ci poursuit sa tentative de brûler les étapes, à savoir orienter les débats sur les conséquences (reclassements éventuels, licenciements…), et non sur l’examen des motivations, de ce projet de cessation de la publication.

- Sur les effectifs concernés

Dans le document remis aux élus lors de la réunion du CE le 27 juillet, dans la partie « Conséquences sociales », la direction affirme que « l’équipe éditoriale d’Atmosphères est composée de 12 journalistes », l’équipe commerciale « d’une directrice de la publicité et d’une directrice de la clientèle ». Soit 14 salariés.

Dans un document remis lors du « point d’étape » du 31 juillet, la direction évoque « 14 salariés ».

Donc la direction « oublie » les pigistes, alors même que la loi (Code du travail, art. L. 7112-1) dispose que

Toute convention par laquelle une entreprise de presse s’assure, moyennant rémunération, le concours d’un journaliste professionnel est présumée être un contrat de travail.

Cette présomption subsiste quels que soient le mode et le montant de la rémunération ainsi que la qualification donnée à la convention par les parties.

Dans le document remis au CE le 27 juillet, la direction fait état de 10 pigistes.

En réalité, 19 pigistes « réguliers » collaborent à Atmosphères.

Le nombre de salariés concernés s’élève donc à 14 + 19 = 33 personnes.

Lors du « point d’étape » du 31 juillet, la direction a remis aux représentants du personnel un document présentant son projet, ne portant que sur les salariés en CDI : sur 14, 6 seraient reclassés dans GEE, 2 seraient repris par Prisma, 6 seraient concernés par des « suppressions de poste ».

Ce qui amenait la direction à conclure que le seuil de 10 licenciements n’étant pas atteint, « nous nous situons donc dans le cadre juridique d’un “petit licenciement économique collectif de moins de 10 salariés” [souligné], dont nous allons devoir lancer la procédure très prochainement ». On remarquera qu’ici, le conditionnel n’est pas de mise !

La loi est donc violée aussi bien sur la forme (information-consultation du CE) que sur le fond (le nombre de salariés).

05 juin 2009

CE du 29 mai 2009

Pour une synthèse plus complète de tous les points abordés, voir le compte-rendu officiel.

Point sur les négociations à venir

La CFDT et la CGT réitèrent leur demande de réouverture de la négociation sur la RTT (voir CET : le SNJ ne bradera pas sa signature et Pas un jour de RTT ne doit être bradé). La direction va proposer aux salariés qui le souhaitent de monétiser avant le 30 juin 10 jours maximum du compte épargne temps (CET). De plus, les salaires de juin ne seront versés que le 2 juillet. La direction indique que cette mesure permettra à l'entreprise de mieux passer l'échéance comptable de la fin du premier semestre.

Une réunion sur l'emploi des seniors (négociation prévue par la loi) sera convoquée pour le 19 mai.

Marc Feuillée, président du directoire, demande l'ouverture d'une négociation sur la partie du réglement intérieur relative aux fumeurs. Il met en cause les “pauses cigarettes”. Le SNJ élève une vive protestation contre ce qu'il considère comme une provocation. Il faudrait au contraire saluer le sens de la responsabilité des salariés qui se sont pliés sans difficulté à l'interdiction de fumer dans l'immeuble avant même que la loi l'exige. Le SNJ dénonce la tentative de la direction de monter les salariés les uns contre les autres au prétexte d'une soi-disant inégalité de temps de travail entre fumeurs et non-fumeurs. Il faudrait plutôt inciter tout le monde a prendre des pauses car les textes édictent que le travail sur écran implique des pauses régulières. De plus, chacun sait que les salariés du groupe ne comptent pas leurs heures, par exemple nombreux sont ceux qui travaillent les jours fériés, comme on le voit en ce mois de mai, au nom des impératifs de production lesquels sont pourtant l'objet d'une interprétation extensive de la part de la direction (ex. travail le vendredi pour un hebdo qui boucle le mardi). Au sortir du plan “social”, quand près de 60 départs ne sont pas remplacés, les salariés subissent déjà suffisamment de difficultés, de pression et de stress pour assumer une masse de travail qui ne diminue pas, au contraire ! Dans ce contexte, les assertions de la direction sont d'autant plus scandaleuses.

Elections consécutives aux départs de représentants du personnel dans le cadre du PSE

Une nouvelle trésorière du CE est élue à l'unanimité.

Pour l'élection aux deux postes vacants au CHSCT (Comité hygiène, sécurité et conditions de travail), la CFDT et la CGT présentent deux candidates, et Dominique Noblecourt (Point de vue) se présente. Après une suspension de séance permettant aux représentants du personnel d'échanger en l'absence des représentants de la direction, les candidates CFDT-CGT sont élues avec les 7 voix des élus CFDT et CGT, Dominique Noblecourt recueillant la voix du représentant du SNJ.

Le CHSCT devra élire son secrétaire. Le CE à l'unanimité soutient la candidature de Denise Grumel (SNJ), eu égard à son investissement dans cette instance.

Réorganisations à la suite du PSE

Les élus s'étonnent que la direction refuse de leur communiquer les organigrammes fonctionnels du groupe. Le SNJ trouve aberrant et choquant que la direction estime préférable que les salariés ne sachent pas qui fait quoi.

Le CE passe en revue plusieurs situations très problèmatiques et n'obtient pas de réponses satisfaisantes de la part de la direction.

10 mars 2009

Pas de licenciement contraint

Le délai pour être candidat au départ s'est clos le 28 février. Lors du CE du 6 mars, la direction a annoncé de 51 à 55 départs volontaires (faisant suite à près de 70 demandes). L'objectif de 51 étant atteint, aucun licenciement contraint ne devrait avoir lieu.

La direction s'était engagée à donner une réponse aux candidats au départ avant le 7 mars, mais le 9 plusieurs d'entre eux n'avaient toujours pas de nouvelles.

09:50 Publié dans Comité d'entreprise ou DUP | Tags : emploi, économies

01 février 2009

La direction ne veut pas entendre les experts

Le CE du 30 janvier a été essentiellement consacré à la présentation du rapport du cabinet comptable du CE (Syndex). Il ressort en substance de l'analyse de Syndex que la situation économique du groupe est certes très préoccupante, mais pas si catastrophique que la direction l'avance. Pour Syndex, certaines hypothèses retenues par la direction pour 2009 devraient être revues.

Evidemment, si les perspectives n'étaient pas aussi noires que la direction le dit, il serait légitime d'interroger l'ampleur du plan d'économies qu'elle propose, et notamment le nombre d'emplois à supprimer.

Mais la direction a refusé de discuter de toute hypothèse alternative. On a ainsi pu constater une fois de plus à quel point elle refuse de se remettre en cause.

Les élus ont refusé de rendre un avis lors de ce CE.

21:31 Publié dans Comité d'entreprise ou DUP | Tags : économies, emploi

25 janvier 2009

Documentation : l'improvisation

Le CE du 23 janvier a confirmé que la direction profite du Plan de sauvegarde de l’emploi pour mettre en pièces la doc, dont l’avenir semble bien compromis. Son projet, encore au stade de la « réflexion » est loin d’être abouti. En revanche, son obsession de réaliser des économies ne fait aucun doute. Pour justifier la diminution par deux des effectifs de la doc, les suppressions de postes des archivistes et de l’assistante, et transfert d’une partie des documentalistes sur le Web (voir Non à la casse de la doc !), une note de la direction qualifie la documentation de « surdimentionnée ». Elle est bien la seule à faire ce constat. Aveu de la direction au cours du CE : la doc induit surtout des « frais généraux trop importants », dont les coûts sont répartis entre les titres du groupe.

Preuve de l’improvisation en cours : il est demandé aux documentalistes d’aller s’inspirer des méthodes de travail et d’organisation de la concurrence, en France comme à l’étranger… Un travail d’audit qui aurait du être mené bien avant mais qui, de toutes façons, aurait donné pour résultat ce à quoi nous assistons : une doc « resserrée » avec moins de références.

La direction se justifie en expliquant que les groupes de presse diminuent leurs effectifs. « Les autres sont en avance sur la réduction des équipes », explique-t-elle, le plus sérieusement du monde. Une infernale logique de moins-disant économique.

Son projet est dores et déjà voué à l’échec : tout en affirmant vouloir conserver la qualité qui a fait la réputation de la documentation de GER, les effectifs et les moyens sont drastiquement réduits. Exemple : les sources « rares et sûres », indispensable au travail des rédactions, seront divisées par deux. Les dossiers importants et complexes seront moins bien traités. D’ailleurs la doc n’assure plus de « recherches simples », effectuées désormais par les rédacteurs sur l’Intranet et sur le Web, via les moteurs de recherche.

Autre aberration : 5 salariés que la direction souhaite « convaincus », motivés et compétents, iront rejoindre les sites du groupe. « Travailler pour les journalistes et les internautes, c’est le même métier », affirme-t-elle. Leur profil de poste reste encore à définir et les projets de produits Premium (payants) pour les internautes ne sont pas encore finalisés.

Et qu’arrivera-t-il en cas d’échec de cette stratégie ? la direction n’en parle pas. De même, elle affirme que les progrès dus à l’informatique et à l’automatisation des tâches permettent de se passer des archivistes effectuant la découpe numérique et d’une assistante. Une grande partie de ces tâches sera donc transférée aux restants dont la charge de travail va encore s’alourdir… Les élus ont d’ailleurs demandé que l’on sauve les postes des archivistes en leur proposant d’effectuer le « déquarckage » des pages parues, avant leur transfert sur le Web, un travail que la fabrication peine à assurer, par manque de personnel.

La seconde partie de la discussion a porté sur certaines mesures envisagées par la direction dans le cadre du Plan de sauvegarde de l’emploi. La cessation progressive d’activité, évoquée au précédent CE n’existe plus. Enfin, mauvaise nouvelle : la direction n’a pas l’intention de financer des mesures de type FNE destinées aux préretraités, que l’Etat ne prend plus en charge. Mais est-ce vraiment étonnant ?

17 janvier 2009

On ne fait pas baisser la température en cassant le thermomètre

Lors du Comité d’entreprise du 16 janvier, la direction a d’abord vivement critiqué les « informations négatives » parues dans Le Monde (daté 16 janvier) sur le Groupe Express Roularta, alors que L’Express, L’Entreprise et L’Expansion lancent une nouvelle formule. Le SNJ n'a fait aucun commentaire, ne souhaitant pas prêter le flanc à cette tentative d'intimidation et d'entrave au droit d'expression des syndicats sur les orientations, y compris éditoriales, de la direction. Qui fait le plus de contre-publicité au groupe si ce n’est la direction elle-même en ayant programmé 51 suppressions d'emploi ?

Les élus du CE ont passé en revue les différentes mesures du Plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) pouvant bénéficier aux salariés les plus âgés, et qui devraient faire l’objet d’un memento pratique : convention de reclassement personnalisé, convention de préretraite totale du FNE, préretraite progressive, passage au temps partiel, etc. A l’issue du CE, la direction a fait savoir aux délégués syndicaux qu’elle ne souhaitait pas la mise en place d’un congé de reclassement (le contrat de travail du salarié licencié est suspendu et pas interrompu pendant 4 à 9 mois avant de basculer dans le dispositif Assedic), dont elle prendrait en charge une grande partie, préférant la solution de la Convention de reclassement personnalisée, moins coûteuse pour l’entreprise et plus simple et plus rapide à mettre en place.

Un point reste en suspens : le montant et la durée d’indemnisation des personnes licenciées ne sera connu qu’une fois la nouvelle convention Unedic ratifiée par les syndicats (elle sera alors applicable au 1er janvier 2009), sauf si, en attendant, le gouvernement décide de proroger l’ancienne convention.

Concernant les bonifications de départ, la direction propose désormais 6 mois d’indemnités supplémentaires pour les plus de 55 ans. Toutefois, elle entend plafonner le montant des bonifications des 12 salariés de l’entreprise bénéficiant d’accords améliorant leurs indemnités (accord Presse quotidienne nationale et accord Express de 1982).

La direction confirme également qu’elle versera 3 000 euros de prime pour ceux qui se déclareront partants très rapidement. Elle a aussi convenu que les pigistes réguliers seraient bien concernés par les mesures prévues par le PSE.

Rappelons que les indemnités et primes de licenciement sont non fiscalisées et non soumises aux charges sociales (sauf la CSG et la CRDS).

Les élus ont demandé que les personnes licenciées bénéficient de la mutuelle pendant les 12 mois suivant le licenciement, et du versement par l’entreprise des points de retraite complémentaire au même taux que les salariés en poste pendant la durée de l’indemnisation des Assedic.

Enfin, ils ont demandé des précisions concernant le projet de restructuration de la documentation. Ils s’interrogent sur sa viabilité, son mode de financement, l’avenir des salariés restants, et les conséquences sur la qualité du travail des rédactions. Des questions qui seront de nouveau abordée lors du prochain CE, le 23 février.

11 janvier 2009

CE du 9 janvier : galette indigeste

Pas moins de trois Comité d’entreprise (CE) extraordinaires étaient au menu du CE du 9 janvier, en plus du CE consacré à l’examen du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), dont nous débattrons au cours d’une

Assemblée générale

lundi 12 janvier à 11 heures 30

 

Plan  de sauvegarde de l'emploi. Les élus ont commencé par constater le manque de sérieux des documents fournis par la direction. Ils ont réclamé un organigramme actualisé du groupe, le nombre de postes supprimés par titre et par service, et par catégories d’emploi. Cet état des lieux est indispensable pour que les personnes candidates au départ volontaire sachent si leur demande sera acceptée. Le risque est un refus du départ par la direction si le poste supprimé n’apporte pas une vraie économie. D’autant que moins il y aura de départs volontaires, plus il y aura de départs contraints. Les mesures incitatives pour les candidats au départ n’ont, pour le moment, rien d’incitatif.

(Dans une communication aux salariés en fin d'après-midi, la direction indique :

La direction a fait un certain nombre de propositions qui devront être négociées.

Ces mesures concernent principalement :

la bonification, au delà de la convention collective, des indemnités de départ :

+ 2 mois  pour tous les collaborateurs sauf ceux âgés de plus de 55 ans  pour lesquels la majoration est de + 4 mois ,

- pour les employés, versement des indemnités prévues pour les cadres dans la convention collective de la Presse Magazine et d'information

des mesures d'aide au reclassement  (outplacement, création d’entreprise, cellule de reclassement interne, VAE, formation, bilans de compétences, …).

Les élus ont jugé ces éléments insuffisants.
)

Les élus ont répété qu’ils ne considéraient pas le chiffre de 51 suppressions d’emploi comme gravé dans le marbre et qu’ils feraient tout pour le faire diminuer.

Au cours des débats, il est apparu que l’objectif principal de l’entreprise est de réaliser des économies, en faisant, comme d’habitude, assurer par les restants les tâches réalisées par les partants, sans véritable projet de réorganisation, excepté en ce qui concerne la documentation : une partie d’entre elle serait intégrée au Web dans l’objectif de proposer des produits « premium » et payants aux internautes. Ainsi, le rôle rédactionnel de la documentation, coupée en deux et handicapée par des postes en moins, serait une nouvelle fois affaibli, au détriment de la qualité du travail effectué par les rédactions...

Nous avons insisté pour obtenir un PSE qui sauvegarde vraiment l’emploi, les emplois des partants comme ceux des restants, en prévoyant notamment de solides mesures d’accompagnement (mobilité, mesures pour les pré-retraités, cellule de reclassement interne, commission de suivi, cabinet extérieur de reclassement, accompagnement pour la recherche d’un nouvel emploi, etc.), toutes choses sur lesquelles la direction montre d’inquiétantes lacunes.

Enfin, une discussion a également abordé la question de l’ordre des licenciements. Selon le code du travail, les salariés les plus âgés, ayant le plus d’ancienneté, des enfants ou un handicap, seront les derniers licenciés en cas de départs contraints. La direction y a ajouté, comme elle a le droit, des critères prenant en compte la qualité professionnelle. Nous y sommes évidemment totalement opposés, d’autant plus que le SNJ a toujours refusé la mise en place d’entretiens individuels d’évaluation dans l’entreprise.

Durée du travail. Les élus ont rendu un avis négatif sur la dénonciation des accords sur les 35 heures, notifié le 16 décembre dernier alors le Comité d’entreprise n’avait même pas encore rendu son avis, une entrave caractérisée au fonctionnement du CE. En septembre 2008, la direction voulait remettre les salariés au travail en supprimant leurs jours de RTT. Deux mois plus tard, elle lance un plan d’économies prévoyant 51 suppressions de postes, alors qu’elle n’a prévu aucune mesure d’aménagement du temps de travail dans son Plan de sauvegarde de l’emploi afin d’éviter des licenciements dans le groupe. Une incohérence que nous avons bien entendu dénoncée.

Fusion entre Classica-Répertoire et le Monde de la Musique (voir “Rachat du “Monde de la Musique” : encore l'emploi en ligne de mire !”). Autre avis négatif du CE. Les élus ont critiqué cette opération destructrice d’emplois : 6 salariés permanents sont présents dans chaque magazine, alors que le nouveau titre conservera… 6 salariés seulement. La direction n’apporte aucune garantie sur le reclassement du personnel des deux entités fusionnées, notamment ceux des services commerciaux de GER. De plus, au Monde de la Musique, les 11 pigistes dont 4 réguliers (3,5 équivalent temps plein) n’ont aucune garantie de retrouver un travail. S’agissant de mesures de licenciement économique, les élus ont demandé que les salariés du Monde de la Musique puissent logiquement bénéficier du Plan de sauvegarde de l’emploi de GER. Une demande contestée par la direction qui préfèrerait voir les journalistes de ce titre demander à bénéficier de la clause de cession.

Fusion de Point de Vue-Belgifrance avec GER. Encore un avis négatif. La fusion se traduira par la fin des usages en vigueur dans l’hebdomadaire. Toutefois, à l’issue d’une bataille juridique lancée en décembre dernier, les délégués du personnel de Point de Vue et les délégués syndicaux de GER ont signé un accord avec la direction prévoyant que les salariés de Point de Vue ne seront pas touchés pendant un an par des mesures de suppressions de poste. Ils conservent également le bénéfice de leurs accords actuels pendant 15 mois (hausse des salaires, abondement du Plan d’épargne entreprise, organisation du temps de travail, mutuelle…), seront présents en tant qu’observateurs aux Comités d’entreprise de GER, participeront aux réunions de Délégués du personnel et seront associés aux négociations les concernant directement.

02 janvier 2009

Rachat du “Monde de la Musique” : encore l'emploi en ligne de mire !

La direction a convoqué en urgence le Comité d'entreprise (CE) le 30 décembre pour tenter d'obtenir son avis sur la reprise du Monde de la Musique (préalable à une fusion avec Classica). La direction n'a pas caché son intention de supprimer la plupart des emplois du Monde de la Musique, affirmant en substance que les coûts de fonctionnement de la rédaction sont trop importants.

Les représentants du personnel se sont inquiétés que la direction ne donne guère de détails sur le sort des personnels concernés, semblant vouloir inciter les journalistes à prendre la clause de cession (laquelle est un droit et non une obligation). Le CE a estimé qu'il fallait replacer ce projet de suppression d'emplois dans le contexte de plan dit de “sauvegarde de l'emploi” (PSE) au Groupe Express-Roularta (GER).

A l'instar des représentants du personnel du Monde de la Musique, ceux de GER ont refusé de donner un avis lors de cette réunion. Un nouveau CE sera convoqué sur ce sujet le 9 janvier.

02 décembre 2008

Non à la casse de nos emplois et de nos titres

Après une rentrée en fanfare, marquée par les attaques contre les accords 35 heures, les RTT et le CET d’une direction décidée à nous « remettre au travail », voilà qu’elle s’en prend à nos emplois avec un plan de suppressions de postes et un paquet d’« économies » qui tueraient le plus solide des groupes de presse. C’est que, entre-temps, « la crise » est passée par là, qui permet à nos managers d’expliquer que les difficultés du Groupe Express-Roularta ne sont pas « le fruit d’une contre-performance, d’erreurs de management ou d’une stratégie hasardeuse »... La direction de GER n’a cessé de répéter que les économies et les suppressions de postes (138 de 2001 à 2008) étaient nécessaires pour sauver l’entreprise et les emplois. On en voit le résultat aujourd’hui : des licenciements en perspective et une austérité encore aggravée.

  • La direction veut économiser 10 millions d’euros en 2009 sur le nouveau périmètre de GER, comprenant Point de Vue-Belgifrance et Mieux Vivre, qui fusionneraient l’an prochain avec nous et qui devraient ainsi participer à nos réductions de coûts.
  • Un plan de départs volontaires vise à réaliser 3,5 millions d’euros d’économies, soit, selon nos calculs, une cinquantaine de postes supprimés (8 % de l’effectif total).
  • Les départs seraient « volontaires ». Mais des salariés pourraient être fortement incités à se porter candidats au départ, comme cela s’est déjà vu dans le passé.
  • La diminution totale de la masse salariale s’éléverait à 5 millions d’euros, au moyen du blocage des salaires (sauf les augmentations liées à l’ancienneté et les hausses de salaire déjà négociées), et du gel des remplacements par la suppression des CDD et des piges.
  • La direction prévoit aussi l’arrêt du Compte épargne temps au 1er janvier 2009, ce qui ferait un gain de 0,5 million d’euros. Mais pour cela, il faut qu’un nouvel accord soit signé avant la fin décembre avec les syndicats.
  • Le « plan » prévoit 5 millions d’euros d’économies par la baisse des tirages et de la pagination, la suppression de produits dérivés et de suppléments, la diminution de la promotion, des piges rédactionnelles et photos, etc.
  • Réorganisations et mobilités internes : « Des réorganisations internes pouvant conduire à des suppressions de poste […] pourraient toucher tous les services communs du groupe ». A bon entendeur… « Les éventuelles suppressions de postes pourraient entraîner des mobilités ou conduire à des départs négociés ». Visiblement, il ne s’agit plus ici de volontariat mais de départs forcés.
  • La direction est comme d’habitude, très pressée : les « volontaires » seraient priés de se faire connaître avant le 28 février 2009.
  • Un « accompagnement social » sera proposé aux partants, sauf qu’au lieu de consacrer un budget spécial au financement des projets professionnels, le budget formation de l’entreprise sera mis à contribution.
  • La direction promet de favoriser la mobilité dans tous les titres de GER et ceux de Roularta Media France. Difficile de refuser cette mobilité si l’alternative est de prendre la porte : à l’issue d’une « période probatoire » de 3 mois après sa mutation, le salarié qui ne serait pas satisfait par sa nouvelle situation pourrait tenter sa chance ailleurs, ou passer par la case licenciement.


Sous-effectifs, dégradations des conditions de travail, qualité au rabais : le « plan d’économies » de la direction ressemble à ce qu’elle nous a déjà infligé, mais en pire. Avec la réduction de la promotion, et la baisse de la pagination et des tirages, on se rapproche dangereusement du point de non-retour pour nos titres et leur crédibilité, sur le « print » comme sur le Web.

Le prochain Comité d’entreprise du 5 décembre sera consacré au plan d’économies de la direction.

Pour vous en informer et décider comment y riposter,

Retrouvons-nous, tous ensemble, en Assemblée générale

vendredi 5 décembre, à 15h30, au 6e étage

 

Non a la casse 1-12-2008.pdf